DU S EIZIEME SIEGLE.
J-^ES i44° les arts prirent une gravide consideration:dans 1 itahe, les palais eleves par les Medicis et depuispar le grand Leon, les depenses considerables que cesarais des lettres et des arts firent pour occuper les sa-■vans et les traiter honorablemeut, fnrent iin vchiculesi puissant, qu’en tres-peu de temps Rome et Florencevirent naitre tous les talens ä la fois et grossir le nombredes chefs-d’ceuvres. Le goüt des beaux arts, apres s’etrerepandu dans tonte l’Italie, vint germer en France versla fin du quinzieme siede, et les effbrts que firent äcette epoque nos artistes pour rivaiiser Michel - Angeet Raphael l'urcnt extraordinaires ; mais , comme lesprogres dans les arts et dans les Sciences suivent engehe'ral la marche de la nature , et qu’il est reconnuqu’on ne peut arriver que par degres’ä la perfection,ceseflortssurprenans neservirentquaindiquer la route,et ce ne lut que vers le milieu du seizieme siede que l’artatteignit en France cette preponderance qui a fixe depuistous les regards de 1’Europe. Francois I er mit la dernieremain a ce grand ouvrage, en appeiant aupresde sa per-sonne Leonard, de Vinci et Prunatice : il e'tablitdes ecoles et des manufactures, et bientöt apres paru-rent les artistes les plus celebres. Pour peindre ce siedebrillant comme il convenait, j’ai leve des plans dans lesmouumens bätis par les Lescat, les Bullant, les Phili-bert, etc., et j’ai enlerme dans raon cadre tous les de-tails que j’ai rccueillis, afin de fixer les yeux des Con-naisseurs sur le siede connu dans les arts sous la deno-mination de siecle de la renaissance.
La porte de cette salle a ete executee sur les dessinsdu citoyen Peyre jeune, qui a parfaitement saisi le