AVANT-PROPOS.
T j a culture des ans chez un peuple agrandit soncommerce et ses moyens, epure ses meeurs, le rendplus doux et plus docile ä suivre les lois qui le gouver-nent. L’assemblee nationale, penetree de cette maxime,apres avoir decrete que les biens du clerge apparte-naient ä la chose publique , chargea son comile d’a-lienation de veiller ä la Conservation des monumens desarts qui elaient renfermes dans ces dömaines. Le phi-lantrope Larochefoucauld, president de ce comile , fitun choix de savans et d’artistes qu’il reunit pour pro-ceder au choix des monumens et des livres que ce co-mite voulait conserver. La municipalile de Paris,specialement chargee , par l’assemblee nationale , del’execution du decret , norama aussi des savans et desartistes , pour les adjoindre ä ceux que le comite d’a-lienation avait choisis pour se faire assister par eux dansses operations. Ces savans ainsi reunis formerent uneCommission , nommee Commission des monumens .Des-lors on chercha des lieux convenables pour recevoirles tresors que l’on voulait preserver de la destruction.Le comite d’alienation aifecta la maison des Petits-Augustins pour les monumens de sculpture et les ta-bleaux ; celles des Capucins, des Grands-Jesuites et desCordeliers pour les livres , manuscrits, etc. La Com-mission publia une instruction savante sur les moyensde conserver les objets precieux quelle se proposait derecueillir. 1
1 Un des membres de cette Commission , M. Doyen, dontj’ai dtd dleve pendant quinze ans, me prdsenta ä la munici-palitd pour eIre le conservateur du depöt des monumens desarts, rue des Petits-Augustins. Je bis acceptd le 4 janvierlygi . et c’est ä la bienveillance de M. Camus, aussi mem-bre de cette commission , que je dois la confirmalion deietablissemeut et de 111a nomiuation ä cette place par un
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