MONUMENS
Dü QUIN ZIEME SIEGLE.
XiE quinzieme siede, le plus remarquable pour l’his-toire des arts, relativement ä la France, est 1epoqne oüles artistes ont comrncnce a produire des plaiis generaux,combines avec leurs details, et ils ont clierche ä iier lcscalculs de l’esprit ä une execulion gründe et soiguec;alors il s’est opere un grand devi loppement dans le des-sin, et Von a vu dispar.aitre le gothicisme. C’est au geniede Raphael que nous devons co inouvement reslaura-teur ; il vcnait de produire les decorations du Yatican,et l’enscmble admirable de ces chefs-d’oeuvres de l’art %saisi avec enlhousiasme par les artistes voyagenrs, nousa, par Imitation, feit construire en France des palaischarges d’arabesques colories. La peinture lut plus lentea se developper en France que la sculpture; et il paraitcertain que, si nous eussions, eu a celte epoque des pein-tres habiles, Ion n’aurait pas sculpte les arahesques despalais pour les colorier ensuite comme.des tableaux ; ce
3 ui rend la decoration de ce genre lovirde et cbargc'c. Lesecorateurs eussent prefere saus doute la peinture .sim-ple; car il est prouve tjue la sculpture n’est point taitepour etre colorie'e, et que colorier les vetemens et les car-nations desstatues, c’est remonter ä l’enlance de l’art.
Paris nous offrait peu de palais, de chaleaux ou demaisons decores, du siecle dont je parle; je ne connaisd’authentique de gc temps, que lc portail de Saint-Eus-tache, donnant sur la rue des Prouvaires, et un petitmonument d un gont agreable , qui etait cfens legliseSaint-Victor, et qui a ete detruit. Ces considerationsm’ont engage a developper, dans mon quinzieme siecle,l’art, le goüt, le luxe et leclaf qu’exigeait sa decoration,