MONUMENS
Tu rtTormas et la villc et la eour ;
.Mais quelle en fut la recompense?
Les Frangais rougiront un jourDe leur peu de reconnaissance.
11 leur fallait un comedien
Qui mit a les polir sa gloire et son £tude ;
Mais Molifere ä ta gloire il ne wanquerait rienSi, pariui Ieurs defauts que tu peiguis si bien,Tu les avais repris de leur iugratitude.
N° öog.
Urne sepulcrale de Jean La Fontaine.
Sarcopliage en pierre, creuse dans la masse , conte-nant le corps de Jean La Fontaine, mort en i6g5, posesur un socle dans lequel sont incrusles deux bas-reliefs,Tun representant la iäble du Loup et de l’Agneau, etl’au-tre celle du Loup et de la Grue; au-dessus du sarco-phage, sur lequel on lit d un cote : Jean s’en allacomme il dtait venu , et de l’autre, Jean ha Fon-taine est dans ce tombeau, on voit un renard quitourne sa lete vers le buste de ce philosophe.
Voici son Epitaphe, composee par lui-meme:
Jean s’en alla comme il <?tait venu,Mangeant le fonds avec le revenu ,
Tint les trlsors cbose peu n^cessaire.
Quant ä son lemps , bien sut le dispeuser :Deux parts en fit, dont il soulait passer ,IAine k dorrnir, et l’autre ä ne rien faire.
Papilion du Parnasse, et semblable aux abeillesA qui le bon Platon compare nos merveilles,
Je suis cbose lagere et vole ä tout sujet ;
Je vais de fleur en fieur et d’objet en objet :
A beaucoup de plaisir je rnele un peu de gloire.J’irais plus baut peut-etre au temple de memoire,»Si dans un genre seul j’avais us6 mes jours.
Mais quoi! je suis voiage en vers comme en amours.
des £ill<5es , n la maniere des Ancieus; je les ai poses sur unepeiouse en forme de collitie; des pens^es , des fleurs de loulesies especes caressent ces tombeaux , le cypres meine presd'eux parait (juilter sa leinle iugubre et s’eciaircir.
Son Portrait } par lui-meme .
Ces momiraens, dans mon ^lysde, sont placds sur !e bord