MONUMENS
Dü DIX-SEPTIEME SIEGLE.
La degradation qui cu lieu dans les arts dependansdu dessin, ä la suite du siede de la renaissance quenous venons de decrire , est frappante. C’est dans lamoralite et dans la politique du gouvernement qu’il lauten cherclier la premiere cause ; cependant la prepon-derance que Simon Vouel prit dans les arts vers lecommencement du dix-septieme siede , prepara ccttedecadence , qui fut pour ainsi dire spontanee. Gethomme , d’une imagination feconde et bouiilante, in-troduisit dans ses ecoles une maniere facile et telle-raentde Convention,que les plus grands tableaux s’exe'-cutaient au bout du pinceau saus consulter la nature.Ce(.te uuveaute plut, et ce Systeme fut saisi avec d’au-tant /. -(Ts a’cnthousiasme , qu’il Qattait la paresse desetudina? , et qu’il levait toutes les difficultes de l’art.Berit in et Borromini perdirent la sculpture et l’archi-teclure par les produclions extravagantes qu’ils mirentau jour , et qui furent irnitees avec empresseraent.L’abandon endcr du beau ideal et de l’etude de la na-ture devint une mode generale pour les artistes , etpersönne n’ignore que de celte puissance dansnos con-trees decoule souvent la destinee des cboses les plus; importantes. Ainsi s’oublierent peu ä peu les lecons queLeonard de Vinci avait pnisees dans les fonnes anti-i ques, et qu’il avait deposees dans le sein de nos aca-demies. Lesueur mourut , et Poussin fut repousse' ,
; Poussin , le seid talent remarquable alors, et qui aj rnonire ä l’Europe enliere que c’cst par une harmonieI bien combinee dans les line'amens, que l’on obtient lacorrcction du dessin, que c’est de la profbndeur des