DU MOYEN AGE.
lecouvercle d'un tombeau plus ancien, etil serait tres-pos-sible qu'effeclivement ie couvercle füt ceiui qui couvrait au-trefois Clierebert.
Tombeau d’lnson.
En continuant de suite les fouilles dont j’ai parld plus haut,'le 7 suivaut , ä quatre lieures du soir , on a ddcouveit unauire sarcophage en pierre de Saint-Leu, ferme simplementd’une pierre plate et carrde.
Si Ion consulte l’ordre chronologique du catalogue quedonne Bouillard des abbes qui onl successivetnent gouverndla maison de Saint-Germain-des-Pres, et si l’on considere laplace qu’occupait letorubeau, et principalement sil’on porteun regard attentif sur les dtofFes prdcieuses qui couvraienEIe personnage, on ne sera pas eloignd de reconnaitre eu luiIugon , abbd de cette maison, parent, selon lhistoire, deRobert le Pieux , roi de France : il mourut en 102b. Cefeabbd, d’nne graude naissance, dleve du cdlebre Gerbert,dtait ddjä pourvu des abbayes de Maed et de Saint-Pierre-le-Vif, pres Sens, lorsqu’il succdda ä Morard ; et il n’y apas de doute qu’Ingon, selon l’usage, n’ait dtd enlerrd ä lasuite de son preddcesseur. Yoyons maintenant les objetstrouves dans l’intdrieur de ce tornbeau.
Lors de I’ouvertuve , ou a trouve un squelette velu , quiavait d’abord dtd ddposd dans un cercueil de bois, dont laldgdreld, par sa ddcom position , se rapproche de celle duliege, mais en conservant moins d’dlasticite. La crosse, com-posde d’enroulemens et de feuilles de vigne , est aussi debois, et s’est trouvde dans le meine dtat de ldgdreld, posdeädroite et pres du cadavre, comme s’il pouvait s’en servil'.
Les ossemens, intacts dans leur Situation, dtaient couvertsd’un grand vetement de taffetas violet foucd, ressemblantassez ä l’habit des religieux de l’ordre de Saint-Benoit, etoffrant exactement les piis que l’on voit dans le dessin quej’en ai fait d’apres le naturel. Les pieces qui formaient l’en-semble de ce vetement, 011t dtd assembldes, non par dssimples coutures ou par des surjets, suivant notre usage ,mais au moyeu d’un galon de soie verte, dtoile d’une brode-rie d’or, qui servaient ä Her les lisieres entre elles; en Sorte
a ue le galon dessinait les pieces telles qu’elles dtaient avantetre assembldes. Cette espece de tunique , longue et tres-ample , est bordde par uue grande bande d’elofie ä grandsdessins , veleves en dorure sur le fond. La mitre , de soieblanche, ressemble parfaitemeut ä la moire que nous cuu-