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l’etoffe, nons reconnümes que c’dtait un satiu d’un tissu tres^ 1fort et ä tres-grands dessius : sa couleur , quoique passee jparait avoir dtd d’un rouge fontd. Le second vetement estuue longue lunique de laiue, couleur de pourpre brun , ornddans le bas d’uue broderie aussi de laiue, sm' laquelle ouavait gaufrd des ornemens ; des especes de panlouiles d’uucuir uoir tres-bien tannd lui servaient de chaussure; ces pan-toufles ou souliers, saus oreilles et sans boucles, n out qu’unecouture placde ä l’exldneur du pied , et de mainere qti’aupied droit eile se trouve ä droite , et au pied gauche, ägauche.
Au cöte droit du cadavre, on a trouvd une canne de boisque l’on croit etre de coudrier, d'environ six pieds de lon-gueur , surmontde d une petite traverse d’ivoire fonnant bd-quille , ouvragde ä jour, et dont la sculptme peut remonlerau huitieme ou neuvieme siede. Celte espece de tau etaitfixde sur le bois par une espece de base de cuivre du memeiravail.
La disposition de ce corps, l’espece d'dtole donl il dlai£revetu, et prineipaleinent la longue canne trouvde pres delui , tout semble caracteriser uu abbd; cav on sait que lespremiöres crosses des dveques ou des abbds coinmendatairesn’dtaient que de simples batons de bois tres- lougs , dont laparlie supdrieure se lerminait en tau , et ddsigndes dans lesouvrages de Mabiilon, sur celte matiere, par Baculus. Cescrosses depuis ont dtd diminudes, et l’on s’eu est servi pours’appuyer.
Si j examine le sarcopliage qui contenait ces restes anli-ques , je trouve que le couvercle est d’un marbre grec etcristallin, que le travail de la sculpture dont il est ornd datedu Bas-Empire, et par consdquent cju’il est de beaucoup an--tdrieur au coffre fait en pierre de Saint-Leu qu’il feruiait *et au boul duquel ont dtd sculptdes cjuatrecroix du cotd dela tete. Toutes ces considdrations autorisent äcroire que Mont-faucon s’est trompe; que la personue qui dtait eufermde dansce tombeau n’est point Cherebert, mais bien l’abbe Morardyabbd de Saint-Germain-des-Prds en ppo. Cette abbayeayauSconsiderablement souffert des incursions frdqueutes que lesNormands y firent ä plusieurs reprises, fut ddmolie par lesordres de Morard, et recoustruite teile que uous la voyonsaujourd’hui par ses soins et bons ofiices. En suivant le plandes sdpultures donnd par dom Bouillard, on reconnaitra quele tombeau doiit je parle s’est trouvd dans les environs dela place qu’il dit devoir contenir les restes de ce-digne abbdjainsi je peuse que l’on a fait servir au cercueii de Morard