DU MO YEN AGE.
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jourd’hui la bibliothdque nationale. Voici corame s’exprimeMontfuucon sur le tombeau de Charibert 011 Clidrebert :« L’tm 1704, forsqu’on jetait les fondemens du grand autelde notre dglise , on trouva a six ou sept pieds e,u terre plu-sieurs cercueils de pierre , dont I’nn , plus grand et plus orndque les autres, avait im couvercle fait en dos d’aue tailld enecailles : nous nous trouvämes lä six ou sept religieux, avecdom Simon Bougis, assistaut du gdndral. La pensde me vintd’abord que ce pourrait etre le tombeau du roi Ciidrebert.Nous dtions tous d’avis d’ouvrir le cercueil , mais le pereassistaut s’y opposa , en disant qu’un autre tombeau fut ou-vert en 1645, et que quelqu’un, qui n’etait pas des notres,enleva les pieces d'or qui dtaient dedans. Nous lui remon-trämes que lui , et tant de religieux dtant prdsens , ii n’yavait point a craindre qu’011 enlevat rien : cela ne l’dbranlapoint ; il ddfendit qu’on y touchät. » II fut donc recouvertde terre corame auparavant.
Mums de (ous ces renseiguemens, les citoyens Leblond ,Poirier , ( c:i-devant religieux de cette abbaye ) et tous deuxmembres du conseil de Conservation et moi, nous commeii-cätnes ä faire faire les fouilles en preseuce du citoyen Aubry,directeur de la mauufacture de salpetre qui y est etablie, etle citoyen Jollain , expert du conseil, qui dirigea les ouvriersd’apres les renseiguemens ci-dessus citds. Voici le rdsultatdenos recherches.
Tombeau de Morard , eru celui de Cheribert.
Le 6 prairial an 7, apres avoir creusd environ sept piedsau-dessous de la place ob etait le grand autel , 011 ddcouvritun tombeau de six pieds de longueur , dont le couvercle, aiten dos d’äne , ornd d’ecailles de poisson , de palmettes et d’uncep de vigne s’echappant d’un vase, dtait celui qui fut dd-couvert en 1704, et dont parle Montfaucon.
Le couvercle ayant ete leve, ( ce tombeau avait ddjä dieouvert, puisqu’unymg’merat du couvercle , qu’on avait brisdprobablemeut en l’ouvrant, s’est trouve dans l’inldrieur sousJa tete du mort, et lui servant d’oreiller) nous apperpumesun squelette vetu, etconforme au dessin que j’en ai fait d’a-pres nature, dont la gravure se trouvera dans mon ouvragein-8“ avec ligures. Les pieds etaient diriges vers l’orient ;les draperies dont il dtait couvert formaient deux vetemens:f premier , assez bien conservd, parait etre un long man-teau , ample et dessinant de grands plis, dont les cliütes des-cenditient jusqu’au bout des pieds. Apres ayoir examind
A