MONUMENS
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pliquer ainsi, suivant Baudelot. « Le taureati, comme on levoit ici, est peut-etre une Image de la paix dont les peuplesjouissaient sous la domination des Romains. Les grues qu’ony voit tranquilles, y seraient aussi par la meme idde et parle meme rnotif. Les grues, dit Aristote, sollt si opiniätreset si acharnees dans lescombats qn’ellesse livrent entr’elles,qu’elles se laisseut plutot prendre par les liommes, que dequitter prise. II n’y a point de doute qu’elles sout lä commeSymbole du courage. »
N° 5.
TROISIEME AUT EL.
Le bas-relief charge de l’inscription suivante ,GERN VNNOS , represente le dien Pan portantdeux especes de cornes : on remarque deux anneauxpasses dans ces cornes, qui ressemblent assez ii desbois de daim.
Ceci est peut-etre une alldgorie qui arapport au gout queles Gaulois prenaient ä cliasser ces animaux ; les anneauxsont des couronues d’or ou d’autre mdtal dont ces peuplescouronnaient leurs divinitds, comme on l’a vu plus haut. Cedien parait avoir etd adore par les Gaulois comme le maitredes forets, et invoqud par eux avant que d aher ä la chasse desbetes fauves, exercice pour lequel ils avaient beaucoup degoüt. Ils portaient cette passion si loin, qu’ä leur retour ilslaisaient des especes de marches triompnales , portant lestetes des animaux qu’ils avaient forcds et tues, et les atta-chaient aux portes de leurs maisons , ainsi que nous avonsvu les gardes-chasse clouc-r ä leur porte les oiseaux de proiequ’ils avaient tuds. Cet usage remonte fort haut, car on saitque les Grecs, au retour de la chasse, offraient ä Diane unepartie des betes qu’ils y avaient prises; souvent meme ilsappendaient ä des arbres les tetes ou les jambes de ces ani-maux. La chasse que les Gaulois afl'eclionnaient le plus ,etait celle de J’dlan et du daim , dont on voit les cornes fi-gurees sur le front de notre Cernuiinos. Cesar parle aussid’une chasse particuliere etfortaimde des Gaulois , nommdechasse de l’ztre ou du taureau sauvage, animal qui etait fortgros et fort grand. « La jeunesse des Gaules, dit-il, s’adon-nait fort a la chasse des ures; eile n’acqudrait de gloire etd’honneur qu’ä proportion du nombre des ures quelle pre-