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Description historique et chronologique des monumens de sculpture, réunis au Musée des monumens français
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CELTIQUES, 7 $

»kl^re, il Taut mieux len croire que de disputer sur uneehose dont on tie pent vien dire de cerlaiu. 1

On remarque dans le quatrieme bas - veliel linscriptionsuivaute : TARVOS TRIGARANVS. Un taureau au mi-lieu des bois et trois grues Ibrinent la composilion du mo-nument, Ce taureau est reprdsente dans une espece de bois,doii sblevent des arbres de part et dautre: ce dien , pourtonte suite , lia que trois oiseaux, lun est sur sa tele, unautre sur le milieu de son corps , et le troisieme est sur sacroupe. Linscription qui est au haut de la pierre, consisleeuces deux mots : TARVOS TRIGARANVS, qui signi-fieut taureau u trois grues ; les Gaulois avaient uue tres-grande venbralion pour les images et les reprösentations detaureau.

Plutarque nous donne une preuve autlientique du cultedes Gaulois pour le taureau , quand il dit que sous le con-sulat de Marius, une armde considerable, composee dAra-brons , de Teutonset de Cimbres , apres avoir passe 1Adigepour forcer Rome, proposerent une honri'ete capitulationaux Romains qui avient d^fendu le fort, jurerent par leurtaureau d'airain dobserver les conditions du traite. Apresleur dbfaite, leconsul Catulus fit porter ce taureau dans sainaison , comine uue glorieuse döpouille et comrae le mo-jnnnent le plus precieux de sa victoire. Grdgoire de Toursdit aussi, en parlant des dieux des Gaulois, quils engerenten divinites les forets, les eaux, les oiseaux, et particulie-rement le taureau. Sans faire remonter si haut le culte dutaureau chez les Gaulois, arrelons-nous au cinquieme siede;examinons le lotnbeau de Childdric, et nous trouverons destraces de son culte parliculier pour le taureau , puisquülouverture de son tombeau , iorsquil fut change de place ,ou trouva une tele de taureau qui etait dor. Baudelot dit.que taru,tri et garan sout trois mots celtiques qui signi-fient taureau, trois et grue; et il est reconuu que les anciensGeltes portaient sur leurs enseigties limage du taureau. Ta-cite dit quils btaient dans lusage de les ddposer dans lesbois, qui etaient leurs temples. Cette alldgorie peut sex-

Quant ä la rcligion des premiers Parisiens, ils dtaient idolälresde meine que tous les autres Gaulois, et quoiquiis adorassent Ju-piter, Miuerve et Apollon, Mercure n^anrnoins , quils noimiKiientTheutates , passait apparemment pour le plus graiul de leurs dieux,aussi bien que Mars , dit autrement Esus. Et de fait, a MontmartreCI reste encore quelque ruine de leur temple , ce qui est cause queJYedegaire appelle cetle montagne Mons Mercurii, et Abbon , Mon.fMartis s d est yemile mot de Montmartre . ( Sauval s tom. I, p. 6o.)