74
MONUMENS
« A la face de ln seconde pierre, on voit un homme sansharbe, vetu aussi com-tement que Vulcain, l’bpaule droileet le bras droit m:s comme Im, le genou gauche appuyecontre le tronc d’iui arbre, et Je pied droit ä terre; la maingauche err.poigne une brauche feuillue, et ln droile, elevee,et armde de quelque cliose que tious avous ddcouvert etreune espec-e de doloire , semble fondre avec effort de tontle corps , ponr couper cetle brauche. Eufin sur la plate-bante d’eu haut est grave ESYS. La phipart de nos au-tiquaires supposent , sans le prouver , que le iigrvis desCeltes est le dien Mars des Romains. Les autornds deLucain et de Lactance, qu’ils citeot lä-ilessus, ne le diseutpoint. »
x k Le gaudesqve feris altaribus Hesus du premier, et He-sum atque. Teuthaten humann cruore placcint du second , neddsignent poiut Mars; mms il ne parle.point de Hesus; etd'ailleurs, il attribue aux Gaulois le cuite de tous les aulresdieux des Romains. En quoi son temoiguage parait avoirbesohl d'une explicaliou favorable ä la rbputation d’un aussigrand homme ; et nous iien pouvons donner d’autre , sinonque, negligeant de rapporter les norns que les Gaulois don-naient a leurs dieux, il n’a juge que de leurs utlnbuls, etpar annlogie leur a donne les uoms connus des Romains ,pour qm il ecrivait. Leibnitz, apres avoir eile la passagede Lucain, ajoute dogmatiquemeut : C’etait le dieu ,qui est l ’Ares des Grecs et 1 ’Erich des Gennains; c’estp >ur-quoi lp mardi est encore appele Eurichdag chez les hautsÄllemands: et si on lui oppose qu’ Erich et Esus sont biendiflereus, il vous dira que les lettres R et S se changaientaisemeut, comme dans Papisius et PapiriusFisius et Fu-rius. Heccard pretend que ce n’esl pomt ie dieu Hesus quijest repa'dsente ici, inais uu pretre de Hesus, ou druide saushal be; ( d’ou il couclut que les druides ne portaient poiutJe barbe ) lequel , vetu d’une robe blanche ( qui lui a ditqu’elle etait blanche?) coupe avec une.serpe d’or le sacregui de chene ; sur quoi il rapporte un grand passage dePliue, lequel, au chap. XCY du ii v. XVI de son HistoireNaturelle, decrit ampiement cetle ceremome et ton (es lesvertus qu'on attribuait au gui de chene, que les Gaulois re-gardaient comme un remede universel, d’oii vient que les
Gaulois l’appelaient G ueritou .Heccard dit furmelle-
meut que ce n’est pas le dieu Hesus qu’on a voulu re pre-senter dans cetle figure, mais la mamere de cueillir reli-gieusement le gui de diene , qu’il lui plait d’appeler Hesus..a la fayeur de beaucoup de traasmutations. Xout hjen con-