CELTIQUKS. 71
Ceux-ci, n’ayant rien de particulier, autovisent ä croire queceux qui les portaient u’exeroaieut aucune fonctioti imlituire.
La coutume des Gaulois elait de ne rien feire en publicqu’arm^s; aussi Slrabon dit a ce sujet : Les Celtes sont armesdans toutes les affaires publiques de la ville j ils 11entrenipas m&me aut erneut dans le temple,
Quant au cercle que !e preinier des trois liommes lientä la rnain, Baudelot dit « que ce ne peuL-etre qu'uue cou-ronne , et une couronue de m^tal prdcieux; ce que l’onaurait mieux eclairci si l’on avait l'autre rnoitie du bas-re-iiel. C’dlait une des vnauieres de inarquer sa reconnaissanceaux dieux et aux liommes chez presque tous les peuples :or, le dessein de ceux-ci dtait sans doute d’aller porter cettecouronue dans les bois , 011 ils drigenient leur autel, pour lasuspendre ä quelqu’uii des arbres qu’ils y rdvdraieut commeJupiter. 1
Ou remarque, dans le troisieme bas-relief, que les figuresvout, comme dans lesautres,du cötd gauclie. Elles solltetplus jeunes et sans barbe ; ce pourrait etre des jeunes gens.accomgaguant leurs peres ou leurs anciens dans la ceremo-nie. L’enfauce dtait tres-longue dans les Gaules, et 011 nejouissait que tres-tard des droits d'homme lait. Tacite dit äce sujet, cpie ce n’etait que par le don en public d’une lanceet d'uu bouclier, que i’011 dmaucipait les jeunes gens. LesGaulois portaient egalerneut leurs boucliers ovales ou carre-long t L’inscriptiou qui a ete detruiteet les mutilalions de cebas-relief rendent sou explication obscure , et Baudelot lui-metne ne s’explique point sur 1 'habillement de ces jeunesGaulois , que I on voit agrale sur l'dpaule droite. II est fa-cheux que les inscriptions aient disparu; elles auraient aideä la lettre. Baudelot explique ainsi les mots evrises, senaniet leud ou liud: il pretend qu’evn’jej est le pluriel de ur,qui signifie en laugue celtique, komme; leud 011 /zWsiguifie-chants; alors il clesignerait les chauleurs ou les pretres de
' Le grand cercle que porte celui qui rnarche ä la tete des Nau~les , est saus doule une couronue en forme de diad£tne , dont ils vou-laient ceindre la tete du pbre des dieux. Ges couronnes qu’ou offraitdtaient souvent amovibles et detachdes, comme celle-ci, et le nombreen etait grand. Ou les faisait ainsi pour seconder la d^votion des par-ticuliers, qui souhaitaieut que les couronnes qu’ils oft’raient seryis-sent quelquefois ä d^corer leurs dieux. Sans parier que les pretres ytrouvaient aussi leur compte ; car , comme les couronnes se multi-pliaient ä l’infini, les ministres des autels , sur des prdtextes qui neleur manquaient jamais, les detournaient ä leur profit.