CELTIQUES.
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sans doute «ne toute particuliere dans cette occasion, ainsique Fon peut s’en convaincre par le monument meine.
Les figures que I’on remarque dans le bas-reiief suivant,dontvoici l’inscription, qui est en partie mulilee, SENANI
VEILO., 1 ne paraissent aucunement avoir rap-
port ä la mythologie ou ä l'hisloire de Jupiter. 11 n’y a pasd’apparence qu’on ait voulu sculpter ä l'aveuture uue ac-tion profane sur un autel consacrö n uu dien. Ce ne peutelre par consdquent qu’une ceremome observde ä la dedicacede l’autel.
Par l’attilude et la Situation des figures, on assureraitqu’elles paraissent faire une espece de procession ä la modeet suivant le rit du pnys : c’dtnit la couturne des Gaulois, dese tourner du cold gauche dans les ceretnonies religieuses.Si l’on examine l’autel dont je parle, 011 remarquera quetoutes les figures des trois faces du bas-relief font voir uneUnion de demarches entr’elles et une meine allure ; c’estce qui peut autoriser ä assurer qu’elles etaieut lä dans unefonction religieuse. Dans uu passage, Lucain s’exprimeainsi :
Druides, des qu'011 aura mis les armes bas, vons repren-dre.z vos usages barbares et la coutuine de vous tourner ägauche dans vos ce'renionies religieuses.
On remarque sur l’une des faces de l’autel plusieurspersonnages sans armes, tandis que les aut res sout armes;il est probable que ce sont des druides que l’on a voulu re-prdsenter ; et en donnant au mot Senani sa v^rilable inter-prdtation , vieillard, seigneur, respectable, senateur, etc.il n’y a plus de doule sur son application , puisqu’il s’agitd’une ceremome publique qui avait rapport ä l’einpereur;et je ne doute point que ceux qui dlaient regardes commechefs de la religi.on, n’y fussent admis. Strabon dit en pro-pres lermes, qu’ils ne font aucunes cdremonies religieusessans druides; d’ailleurs, Diodore de Sicile, parlant desGaulois, dit precisdment qu’ils ne faisaient rien en matierede religion saus les y inviter, parce qu’ils ne croyaieut paspouvoir rendre graces aux dieux , ni leur dealander des bien—faits sans le miuislere des prelres.
’ ldeccard, dans sa Dissertation sur ces monumeus, prdleud quec’est une M qui manque au mot veilo , et coinpose ainsi l’inscriptionSenani Veilom , qu’il dit signifier les naeigateurs de la Seine , f Se-quanicos NautasJ ou ceux qui gouvernent les 11avires de la Seine ;et ,comme il voit les figures de ce bas-relief couronn^es, sans armes eten habits de paix, il suppose que ce sont les fondateurs de l’antel ,dans J’act-e de sacrificr, que l’on a voulu reprdsenler.