ligieux, un atitel au pere, au souverain , au plus grand desdieux (dil Felibien. ) Le seul nom de Jupiter ne permetpas de penser cjue des personnes viles aient osd lui dresseruii autel considerable. Soixante provinc.es des Gaules ontconcouru pour en enger un ä Auguste, dien de nouvelle fa-brique; et i'on voudrait que de simples bateliers eussentdressd un autel au grand Jupiter ! II est vrai que les auteursde cette drec.tion se sont nommes Nautce ; mais ils se sontfäit reprdsenter en rneme temps, et dans toutes les figuresretracdes par leur ordre. Outre les dieux et les demi-dieux,on ne voit que sacrilicateurs ou sevirs, (personnes portant lesarmes) cavaliers avec des casques et des cuirasses- dame«houorablement vetues : c.e sont lä les Nautce parisiaci qwiont drige l’autel ä Jupiter. Les Nantes dlaient donc une so-cidtd de gens de dillereutes conditious : en considerant ce.corps composd de plusieurs conditious , il est naturei dedemander quel dtait le point qui reunissait tous ces dtals,C’dtaient le commerce par eau , la navigation entreprise pourentretenir l’abondance des vivres et les commoditds de lavie. Sextius Regulianus, Chevalier romain et patron desiVanfe.y,dtaillYautalui-merne,et marchand devin etd’huile.Liberius Decimanus, honorable citoyen de Vienne et Nauta,dtait marchand de vin. Earbius Theopompus , qui s’acquitted’un voeu envers Orithye, etait marchand. Les Scaphariide Seville faisaient profession de marchaudises. L. Besius,chevalier romain, faisait gloire d’etre courtier des Gaules,et sa fidelitd dans cette charge lui a mdrild l’dloge de troisprovinces et un momiment honorable. »
D’apres toutes ces considerations, on ne sera plus dtonnede trouver sur le momiment donl je parle, des bas-reliefsreprdsentant Mercure, Bacchus, meine Vdnus. II paraitprobable que ces ndgocians liebes et civilisds ont du rendredes honneurs aux divinites protectrices de leur commerce ;et il dtait d’usage, lorsqu’on drigeait un autel ä une divi-nild quelconque, de l’orner de bas-reliefs, et sur-tout lors-qu’on l’drigeait pour un objet particulier. Les autels con-tenaieut tres-souvent, ou le motif ou les aventures de ceux.qui les drigeaient, ou ce qui concernait la mythologie et leculte du dieu a qui ils etaient consacrds. Le bas-relief placdsur la pierre dont je parle reprdsente Sans doute une cdre-xnonie religieuse, qui s’est faite ä son drection par ceux quil’ont dedie. On ne consacrait point sans cela de monumentpublic de piete; cliaque peuple avait ses usages diffdrens.
Les Parisieus , anisi que les autres peuples , dtaient at-taclies ä de certaiues pratiques religieuses : ils en a valent