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vergne, etc.; ajouter oes monumens a ceux de notre histoire,dont on lit la descriplion dans cet ouvrage , ce serait, Sanscontredit, fonner la plus riche collection de l’Europe, sur-tout si l’on observe que ce sont les monumens des premierstemps de la monarcliie et des temps anterieurs, qui sont lesplus rares, et dont le Musee se trouve le moins garni.
D'abord, si on jette un coup d’ceil sur la ville d’Arles, ilest impossible de douter que cette ville antique ne possedeuu nombre considdrable de monumens du Bas-Empire; eilelut long-lemps le sidge d’une colonie romaine; on y voit en-core tous les caracleres qui servent ä constater la presencedes Romains , des arenes, des arcs de triomphe,des champs-dlysdes et des catacombes, oii, depuis, suivant l’archevequeTnrpin , Cliarlemagne lit iulimner tous les cadavres de ceuxqui avaient peri de la main des Sarrasins ä la ddfoite deRonceveaux; et les cliemins sont couverts de sarcopliageschargesde bas-reliefs ou d’inscriptions plus curieuses les unesque les aulres. 1 Le nombre en est si grand, que beau-coup de carieux sesontformd des cabinets tres-curieux, seu-lement des objets qu’ils ont trouves dans l'intdrieur des tom-beaux; de maniere que les monumens , trop considerablesponr etre empörtes par des parliculiers , sont abandonnesdans les champs et sur les voies publiques. Je peuse donc quel’on peut faire trausporler ä Paris envirpn douze de ces tom-beaux, en choisissant les plus intdressans pour l’art et pourl’liistoire, sans nuire cepeudant ä la collection que l’on pour-rait formerdans ce ddpartement, en nommant un conserva-teur ad hoc. Nous y avons remarque le tronc , en marbie ,d une aucienue stalne representanl un Esculape. Un serpentd’un voliime prodigieux enveioppe ce corps, dont les for-mes soutenues paraisseut etrecelies d'un homme dans l ägemür. Dans les espaces que forment les plis du serpent, onvoit les signes du Zodiaque, sculptds en relief. Ce mouument,que l’on a cru etre uu ouvrage egyptien lors de sa ddcou-verte, sert ä confirmer notre opinion sur cette divinite, con-siddree comme l’image du soleii. En 172b on posa cette fi-gnre sur un socle en marbre , sur Icquel on fit graver ce quisuit :
’ Je possede une suite de dessins de ces monumens curieux (jue jedosnrrai au public.