v n A n q A i s. 5cf
piage ü la divinite qui tous les ans paraissait le comblcrJe biens.
Des simples pierres brules furent elevecs dans lesforels, par les anciens Gaulois, pour recevoir lencensqu’ils olTraient a leurs dieux; mais l’art, feconde depuispar rindustrie et le commerce, cbercha des trails, dessaillies on le genie , aide de la memoire, donna les formcsraisomiees ; des guirlandes , des couroimes de ebenefurent sculptees sur les autels des Gaulois', et ces peuples,sauvages dans leur naissauce, eleverent aussi des raonu-mens et des statues. ( Voyez les Monumens celiiquesdont il est parle dans cet ouvrage.)
Depuis la conqnete des Gaules par les Romains, unegrande partie des dieux d Atlienes et de Rome prirentlaveur, et furent houorcs ä la place des ancicns dieuxdu pays. « Ils bonorent par-dessus toul le dieu Mercure(dit Jules Cesar ), qu’ils regardent comme 1’invenLeurde tous les arls, le guido des voyageurs, et celui qui aideplus que tous les aulres a amasser de l argent et ä ne'go-cier heureusement. Apres Mercure, ils rendent encoreles bonneurs divins ä Apollon, ä Mars, a Jupiter et äMmerve, dont ils out presque la meine opinion que lesautres nations. Ils croient qu’Apollon ebasse les mala-dies, que Minerve a donne le commencement aux ma-nufactures et aux arts, que Jupiter a pour son parlagel’empire du ciel, que Mars conduit la guerre: de lä vientque, lorsquils vont combattre, ils tont voeu de lui offrirce qu ils pourront prendre, et apres la victoire ils luiimmoleut des bestiaux pris aux ennemis. »
Note suj' quelques antiqnhes frcmcaises desddpartemens.
D apres les descriptions interessantes que les monumensdont nous allons parier ont fait naitre lors de leur ddcou-verte , il serait a desirer que l’on put rassembter dans ceMusde ceux de ce temps-lä, qui sont encore epars dans nosddpartemens, nolamment ceux qui se trouveut ä Arles , aCiveaux , a Montinoriüon , dans le Bourbonnais, dansTAu-