V R A N C A I S.
61
3
HOC ilGYPTIACVMYESCVLAPIIS I M V L A C R V M YETVSANTIQUISSIMÜ HVIVSVRBIS MONVMENTVMEXT ERIS YISENDVMEREXERVNTCOWSVLES ANNODOM. M. DCC. XXIII.
L’obölisque d’Arles est un des plus beaux monumens dsee gerne ; on croit qu’il est Je seul qui soit en Frauce, et onignore en quel tetups , et comment il a 6t6 transportd a Arles.Sidonius Apollinaire nous apprend qu’il fut^levd dansl’an-cienne ville au milieu d une place entour^e de colonnes etde statues. Ce monument antique , abattu par les Sarrasinslors de ieurs raVages dans ces conlrdes, deraeura eufoui jus-qu’au regne de Charles IX, qui le vit peu de temps apresla decouverte que l’on en fit dans le jardin d’un particulier;il passait par cetle ville , accompagnd de sa mere, pour serendre ä Lyon. Ce roi donna des ordres pour i’erection et larestauration de ce monument ; mais les troubles qui survin-rent dans l’etat empecherent qu’elle n’eut lieu. Louis XIY or-donna impdrativement la restauration del’obelisque d’Arles.On le posa sur quatre lions accroupis , et on l’affubla d’unpiedestal d’un gout moderne , sur lequel on fit graver cetteinscription en rhonne.ur du monarque protecteur des arts :ab irä leonis.
Parmi les anc.iens tombeaux qui se trouvent dans la villed’Arles, on en remarque un en marbre que i’on voit dansles catacombes des Minimes , et que l’on dit etre celui deConstantin I er ; mais comme ce monument n’est connu pouretre celui qui a du contenir cet empereur, que par une tradi-tion verbale, et qu’il n’est chargd d’aucune inscription, maisseulement d’un bas-relief, dont le sujet peut s’appliquer ktout autre personnage, nous nous permettrons de douter del’applicatiou illustre qu’on a bien voulu lui donner. Cette opi-nion peut venir de ce que les habitans des villes cherchent dles accröditer aupres des voyageurs, et ä tirer avantage deshommes illustres qui les ont honoris par leur residence oupar leur naissance; et l’ou sait que Constantin le Grand, apresavoir 6t6 reconnu empereur de Britannie, aujourd’hui l’An-gleterre, se retira ä Arles avec Helene sa mere et toute safumille, pour^e rapprocher de ITtalie, et se mettre par lä