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laient de connailre les secrels de la nature, el qui pre-disaient 1 l’avenir, soit par conjecture, soit par des au-gures. Des chants et des danses precedaient et termi-liaient communement les sacrifices; el c’est ainsi que cepeuple, enliercment livre ä l’obe'issance de ses prelres,rendait graces a la divinite du succes des armes. »
Jules (Jesar s’elant introduit flans les Gaules par lesAlpes , s’en rendit mailre aprös une guerre lougue etdesastreuse; les Gaulois, fatigues par les combats, pressespar le besohl de la paix, recurent les lois du vaiuqueur,qui poussa ses conquetes jusque dans la Germanie. Cespeuples, en rentrant dans lcurs foyers, trouverent dansl’agriculture les moyens de reparer les maux qui Ls acca-blaient depuis long-temps. Toujours amis de la liberteau milieu du malheur, ils repoussen nt de leur socieletoute idee de communaute dans les biens , et les pro-prieles ihren t rcspecte'es. Le guerrkr, d venu culLiva-teur, enloura son champ, et, en pressant le soc de sacharrue, il vit nallre de son travail une source inepni-sable de tresors. A cet arl pal< rnel a succede lVnvied’echanger la surabondance des denrees excedant la con-sommatiou, avcc celles d un voisin probe; et les com-modiles de la vie, nees des bienfaits de l’asriculture,ont doime naissance au commerce. Un travail assiduäugmente lindustrie, et de l’industrie nait le commerceet les arts; ainsi a commence la civiiisation d un peupleimmense et puissant.
L’homme, en tournant sesregards vcrs une terre richeet abondante , a attribue a un etre surhumain, qu’il acru son bienfaiteur, ce qui elait le fruit de son labeuret de son intelligence ; de ce moment l’ingratitude luiparut un crinic, et il se fit un devoir de rendre liom-
1 Si l’on en croit Strabon , les prelres des Gaulois dtaientdivisds en trois bancles; les voetes dlaient charges des sacri-fices, pendant lesquels les bardes chaniaieiit des po^sies deleur composition; les druides s’occupaient de la morale etdes comiaissances sdeatiliques.