FRAN^AIS. ^7
paraUre les Gaulois en allanl au combat csl au dessusde 1’homme. » ( dit Tite-Live. )
Apres les combats, daris les forets sacrees, in lucoconsecrato , sur de simples pierres brules , dressees cnibrmes d’aulels, coulait le sang des liounnes et des ani-maux egorge's par la maiu des druides ; * 1 2 ces preLresavaient. associe leurs epouses, sous le nora de dniidesses,aux eeremonics religieuses. Loccupatiou principale deces femmes etait de proplieüser et de lircr des augttres.Lorsque Alexandre Severe parlit pour unc expedilionde la(|i.ielle il ne revint point, une druidesse, druias,cria en langue gauloise, dit Lampridius: 2 Allez, n’es-perez point la victoire , et ne vonsßez pas ä vossoldats. Les druides seuls eiaient depositaires des mas-teres sacre's; ils n’ecrivaienl rien, et cachaient tres-soi-gneusement aux eirangers et au peuple le fond de leurreligion; ce qui fait que la religion des ancieus Gauloisest peu connue. Les druides, selon Ciceron, posse'daientaussi l’art de la divination : « II y a dans les Gaules,dit-il, des druides, du nombre desquels etait Diviliac,iEduen, avec lesquels j'ai converse autrelois, qui se van-
Cnunes, il y avait des Gaulois qui combattaient lius depuis lenombril jusqu’a la tete.
Quelques Gaulois beiges combattaient tont 1111s; meme ilsne se depouillaient ainsi qu’un jour de batailie ( dit Polybe,hv. II, chap. VI.)
1 lies Gaulois bmlaient avec le corps ce que le ddfuntavait de plus precienx, meme les anirnaux qu’il ch^rissait leplus; ils celenraient avec beaucoup de pompe les funeraillesde.’personnesdistingudes. ( Caesar, de. bello gallico ,Ub. VI.)
Le vetemeut de ces prelres, selon Jacques Marlin, etaitblanc,, composd d’une tunique et d’un manleau qui s'ouvraientpar-devaut, ainsi que l'annouce l’abbd Banier : ( Mythologie ,tome V) ils portaient ordiuairement des couronnes faites defemlles de ebenes.
2 Aütius Lampridius, historien latin du quntrieme siecle,avait composd , dans un style assez niddiocrc , la vie desempereuvs, dont il ne nous roste cpie cellcs de Commode,de Diadumene, bis de Macrin : d'Heliogabale et u’AlexandreSdvere.