M O N U M E N S
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etaient clioisis cntre eux et par cux : ceüe forme de gomvernement leur rendit toute espece de domination insup-portable , et ils portaient l’amour dd la liberte jusqu’avouloir amener les nations e'trangeres aux pieds de sesautels. Getle noble avidite de la gloire leur a souvent misles armes ä la rnain. 11s allaient aux combats en chan-tanl et couronnes de fleurs; ils jetaient l’epouvante dansles camps ennemis par des hurlemens cjn’ils poussaient auloin.
Simples comme la nature , les Gaulois dedaignaient,dans les combats, les ruses et les linesses de guerre: cesmoyens de vaincre, disaient-ils, sont indignesd’un peuplecourageux et libre. Ils campaienl communement en raseCampagne, le long desfleuves, des rivieres, ouau pieddes monlagnes; et, apres avoir reiranche uue partie deleur arme'e pour la Conservation des bagages et des eba-riots, au premier Signal de leur chef, ils partaient avecla rapidite de la foudre pour fondre sur l’ennemi. « Aussijamais nation ne fut plus martiale, jamais peuple ne portaplus loin l’intrepidite. Le me'pris de la rnort etait nalurelaux Gaulois ; ils avaient toutes les qualites necessaircspour vaincre toute la terre, et ils en seraient venus äbout s’ils eussent eu plus d’art et plus de discipline. »
Les armes ejue portaient ces peuples, devenus formi-dables, etaient l’arc, la fleche, le bouclier, l’e'pee et une-lanpe plus ou moins longue, nommee gaesum , javelot;ils lancaient des chars dans les rangs de leurs ennemis,pour les rompre et s’ouvrir un passage, ce quils ex ecu-taient avec une preslesse inconcevable; souvent ils mc-laient leur infantcrie a leur cavalerie, et portaient ainsile trouble et la mort I . Pour etre plus agiles, ils jetaientquelquefois le vetement qui leur couvrait la moitie ducorps, et combaltaient nus. 2 « Le courage que faisaient
1 Selon Strabon, ils avaient la coutume barbare d’attaclierles tetes de leurs ennemis au cou de leurs chevaux etau-dessusdes porles de leurs maisons j ils conservaient aussi embau.uidesles tetes deshoimnes illustres, pour les monlrer aux dtrangers.
2 Tile-Livef Ue'cad. III , liv. IIJ dit qu’ä la balaille de