3o MONUMENS
On voit, au Musee central des arts, deux figures du pre-mier style egyptien, executdes en granit rouge, daus la pro-portiou de quatre pieds. Ces figures prdcieuses sout chargeesd'kieroglyphes, et representent des pretres, dont l’un rnontreau peuple une divinitd cpi’il tient enfennde dans une boite.Les Grec.s ont perfectionnd ce genre de Iravail; ce que l’ouest ä meine de juger si Kon examine dans le meine Musdeune tele de Minerve en porphyre, faussement prise pour unbuste d’Alexandre.
On lit dans Wincltelmann une dissertation savante sur lesbustes connus d’Alexandre.
Les Romains ont aussi fait travailler ces matieres par desarlistes grecs. Ou voit dgalement dans ce Musde interessant,dirigd aujourd'hui par des artistes d’un mente reconnu, desbustes executes sous les empereurs, qui peuvent constaterl’dtat de ce travail ä cet.tedpoque,
Les richesses de la France en beaux-arts sont immenses,et ce Musde , par sa bonne direction, peut attirer tous lesregards de l'Europe.
Cette urne *, destinde probablement ä contenir les cendresd’un personnage distingud, paraitavoir ete dddiee'ä Bacchus.Les letes des animanx qui composent les suppovts que l’ondit represeuter des chats sauvages ailes, tieunent plus de laforme du’n lion rugissant. On sait que ce dien prit la figurede cet animal pour combattre les geans,.et principalementleur chefRethus.
M. Bouret, qui avait achete ce morceau precieux a Rome,l’avait depose daus la maison Verospi; le savant Caylus eneut connaissance, en fit facquisition, le fit venir ä Paris etdlever dans son jardin, ou il le conternplait souvent. Mainte-nant il se voit au, Muse'e central des arts.
N° I his.
Trois morceaux de bas-reliefs reunis dans un seulcadre.
Ces morceaux n’ont auc.un rapport les uns avec les autres.
Dans le premier, on remarque une femme assise sur unechaise : eile est occupee ä formet’ une guirlande de ileurs etde fruils, et dans l’attilude de les offrir en sacrifice. Derriere
1 Le terme d’urne dont je vietis de me servir (dit Caj'lus, t. VII)est non seulement convenable ä son ancienne destination , mais lesItaliens l’emploient aujourd’hui, meme en parlant des tombeatix des-tiu^s il reufermer les corps dans toute leur longueur.