ANTIQUES. 2()
la parlie que le goüt nous a fait embrasscr, et que cen’esl qu’aprcs une iongue medilalion de la uature, quecc n’cst qu’ä force de comparerles clicfs -dceuvres desgrands maitres avec die , que Ton parvient soi-meme hetre un hornme celebre. C’est en raison de cet imperieuxbesoin ob se trouveiit les jeunes eleves qui suivent lacarriere des arls, que j’ai reconnu l indispensable ne-cessile de placer datis un Musee tous les monumens desarts par ecole et par ordre clironologique. En observantce classement clironologique pour larrangement duMusee central de peinture, ii devient naturdlemcntune e'cole savante et une encyclopedie oü la jeunessetrouvera mot a mol tous les degres d imperieclion , deperfection et de decadence par lesquels les arts depen-dans du dessin ont successivement passe. Cet ordremelbodique est celui que les conser vaiCurs des Muse'esdoivcnt suivre , sils veulent embrasscr c< s e'lablisse-niens daus tous leurs rapports politiques et philosophi-Cjues, et sur-tout s ils veulent les voir comme le flambeauqui doil e'clairer la generation procbaine, dont l absencede la lumiere avail,pendanl plus d’uu siede, maintenule mauvais goüt. Ce sont ces motifs qui ont dirige lestravaux que je me suis proposes dans le Musee desmonumens francais. Commencons par les ancienspcuples, pour ouvrir la marche des siecles que nous avonsä parcourir.
IN 0 I.
Modele d’un sarcophage en porphyre,de trois piedsdelong, sur vingt-un pouces six ligues de large, posesur des Supports, aussi de porpbyre, representant desanimaux chimc : riques : sur les revers des Supports sontdes bas-reliefs grossierement executes.
Ce monument, dont une parlie est antique et l’autred’unerestauration moderne, n’est qu’uue imitation du style egvp-tien, que 1 on fait remonter au premier temps des empereurs.
Lart de travailler les porphyres , les gram Ls , les basal les,et en gdndial toutes les matieres du res , date de la plus hauteantiquitd. Les Egyptiens employaient souvent ces matieresprdcieuses dans leurs monumens pubiics.