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Les Romains, ä leur imitation, se piquereut aussid’encourager les Sciences; et lempereur Claude , aurapport deSue'lone, ajouta a l’ancien Musee un nouveletablissennnt de ce g< nre, nuquel il donna son nom :Qiiarum causA veteri Alexandriae Museo addi-tum ex ipsius nomine.
]-I onorer lesarls, c’est s’agrandir soi-meme. Alexandrevisilait souvent Apelle; Francois I er rocut los deruierssoupirs de Le’onard; Charles-Quint se delassait de sestravaux dans l’atelier du Titien.
Si l’on considere la Chronologie des siecles passescommc un livre ouvert ä 1 instruclion, el dans lequelonlit la marche des evenemens, on sentirala necessitede classer les monumens selon leurs e’poques, en sui-vant la ligue de demarcalionque la nature a tracee elle-meme. du Muse'e doit .en consequence avoir deuxpoinls de vue dans son Institution : vue politique et vued’instruction publique ; dans la vue politique, il doitetre etabli avec assezde splendeur et de inagnificencepour parier ä tous les yeux , et appeler dos quatrc coinsdu monde les curieux , qui se feraient un devoir d’ou-vrir leurs tresors pour les verser chez un pouple amidesarts. Pris dans la vue d’instruction, il doit rcnfer-mer tout ce que les arts e.l les Sciences reunis peuvrntoffrir ä l’enseignenient public. Tels etaient les IVluseesdes anciens peuples dont nous aimons encore le Sou-venir.
Si le bien des arls necessilait la deslruction des for-mules academiques, leur progres demandait aussi unmoyen d’enseigneincnt clair et facile qui procurat auxe'leves , sans bourse delier, les Facilites de consulter lesgrands maitres; ces moyens d’etude se trouvent de f’aitdans un Musee chronologiquement dispose : c’est laque la jeunesse trouvera, par les rapprochemens quellepourra faire d’elle-meme, des modeles surs pour eitrigerla marche de ses etudes ; car il est reconnu que, dansles Sciences exactes, on doit etre parlaitement, nourrides diflcrens ouvrages qui out precede notre siede dans