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Ce n’est qu’apres avoir vu les ouvrages de Michel-Ange, que le genie de Raphael s’est developpe : ren-ferme dans l’ecole du Perugin, son inaitre, il avait prisde lui uii gout dur et barbare : Trappe comme d unelumiere celesle ä la vue de la cliapelle Sixline, il cora-para les stalues des Grecs avec la nature, ct. des ce mo-menl il Tut un lioinme sublime.
« Raphael, peignant ä fresquc uue-des loges du Va-tican, avait Tait une tete du Pere Elcrncl, fort belle äla verite, et tres-majestueuse, mais ce nelait qu'unetete humaine. Michel-Ange en avait fait une a la voutede la cliapelle Sixle, et la supreme majestc 1 , lair sur-humain y le caractere sublime, la lierte divine quiTanimait ,firent sur Raphael laplus prolbnde impression:plein du beauqu’il vient de saisir, il relourne ä ses tra-vaux et fait un dieu.
« Michel-Ange Tut voir ä son tour les peintures deRaphael dans le petit Farnese, dans le moment oü ilriy elail pas; et, pour lui faire contiaitre qu’il etait venu ,il dessina au charbon uue b> lle tete de Faune, dans uncoin du plafbnd. Raphael, en la voyant, s’ecria que cene pouvait etre que Michel Ange qui eut Tait ce dessin ;il le respecla en ne mettant rien ä Tendroit: on le voitencore. » ( Vojez la Vie de Michel - Ange , parHauchecorne , page 372 . )
Paris, dans ces temps de calamite pour les arts, n’a-vait ni Musc : e, ni collections publiquesj les maitres,par orgueil, cachaient aux elevesles chefs-d’oeuvres desgrands hommes, se donnaint seuls pour modeles , etlaisaient de leurs eleves des esclaves auxquels >ls Taisaientporter leurs livrees.
Verse des ma jeunesse dans l’art du dessin, je mesuis convaincu que les collections e'taient plus precieusespour les progres des arts, que les ecoles, ou les elevesne voient jarnais de monumens, et dans lesquellcs ilsn’entendent aucunes dissertations. Les exemples queTon a sous les yeux , les comparaisons que Ton faitdune manierede faire avec une autre, Torment le gout