1NTR0DUCTI0N. a5
et constituent l’etude raisonnee. Sans ce travail de 1’es-prit, letude n’est plus qu’une routine , l’arl devient unmelier et se degrade inluilliblement. 1
Enfin le celebre Vien parat: il ouvril une ecole nom-breuse, arneliora le style et le bon goüt dans le dessin jet dejä une foule de maitres habiles, sortis de son ecole ,repandent la lumiere parmi les eleves qu’ils forment,et nous font voir dans l’avenir l’ecole franeaise rivale del’ecole romaine. Marie-Joseph Pcyrc, par scs lecons etses recherches, retablit aussi le bon goüt dans l’archi-tecture, et publia un ouvrage sur les elemens de cctart. David Leroy, connupar son recueil sur les monu-mens de la Grece, a egalement contribuc a la reslau-ration de l’architecture; ce respeclable professeur a eule courage de developper dans ses lecons les principesdes anciens sur la proportion des orelres. Naguereil consacrait encore ses veilles a des recherches utileset precieuses pour la theorie de cet art.
Quelle carriere brillante s’offre aujourd’hui pour nospeinlres et nos statuaires ! L’histoire de la revolutionfraneaise esl un champ vaste qu’ils peuvent parcouriravec honneur. Les victoires de Sedinan, d’Aboukiret de Maringo sont aussi inte'ressantes pour nos aiina-les , que les def'aites de Porus et de Leonidas sontcelebres dans l’antiquite. Si on lit le vpyage du citoyenDcnon sur la Basse et la Haute - Egyptc , et si onjette un regard sur le beau tableau du ciloyen le Jeune, 2on sera bientot convaincu de notre proposition. G estainsi que s’exprime l’aimable historien , peintre etspeclateur des hauts faiis de Bonaparte dans ces contre’esbrülantes: « Jarnais , dit-il, en parlant de la victoire de
1 Ces inotifs puissans m’ont determin^ ä ouvrir, dans leMusde cjue je dirige, uncours thdorique et une 6cole pratiquede hart du dessin.
5 Qui a pu voir, ä la derniere exposition du Louvre, sansdprouver les sensations les plus vives, le beau tableau de labataille de Maringo , par le citoyen Lejeune, aide-de-campdu premier consul ?