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INTIIODUCTION.
statuaire publia sur cet art des principes faits pour en-seigner la route que Michel-Auge et Raphael avaient sipuissammenl tracee dans toutes les branchcs de hart, dudessin. Vaius efforts: ce ne fut que vers i6i5 que Tons’occupa serieusemcnl de la pratique de la peinture; jus-qu’alors on avaii cmploye des arlistes elrangers ä la deco-ration des monumens publics.
Simon Vouel, doue d’une imagination feconde, mon-tra urre Si grande facilite dans ses compositions , qu’ilplut ä la cour de Louis XIII. Tous les travaux lurentexecules sous sa direclion, et son e'cole obtint la prepon-derance.
Xicolas Poussin, que la nature avait sans doute formepour lhonneur de l’ecole francaise, et pour ramener lesarts äicette severite et ä cette justesse d’expression quiseule les. distingue, vint h Paris: bientöt il y deploya lesressources.de son genie et de ses facultes morales. II futemploye , et peignit des plafonds dans le chateau duLouvre. L’envie , .qui veille Sans cesse aupres du vrai'merite , lui suscita cTaffreux de’goiits.
Youet fut le moteur des tfacasseries sans nombre quel’on fit eprouver au premier peintre francais. 11 se servitde 1’ambition et dmearactere despotique de Lebrun 1 soneleve, pour eioignei- de France un talent qui devait ne-eessairement renverser la maniere facile et pernicieusequ'il avait enseignee dans son ecole. Ils parvinrent ä leurbul;etPoussin, accablesouslepoidsdes injustices, quitta
1 tjebrun , ilg 6 alors de 2.2, ans, avoit produit plusieurs 011-vragös d'une grande force: Herculefaisäiit rnanger Diomedepar ses chevaux , et le Massacre des Iimocens ; tableanx pla-cis dans la galerie du Palais - Ifoyal. Cependant Lebrun,apres avoir lletri son talent par les approclies de la cour deLouis XIV, dont il fut noinine le premier peintre., produisitquelques ouvrages distinguds. Doue d’une imagination lieu-reuse et feconde, il rdussit dans l’art de distvibuer ses grou-pes.-( Voyez les batailles d’Alexandre.) Il a souvenl domiede l'ec.lat ä ses ouvrages par la beautö des expressions ; cequi est parfailenient reconuu dans le tableau de la faniille deDarius, qu’Edelinck, a rendu si ceiebre.