AVANT-PROPOS. 3
des monumens du moyen ägc, qu'ilsregardairnl commeinutiles aux arts. Gependant, a force de demandes re'i-terees, je suis parvenu ä les oblenir ; et l’on peul jugermaiiitenant de leur utilite, puisqu’ils forment les deuxpremiers siecles de ce Muse'e. 1
Enfin, a force de soins et de sollicitudes, je suis par-venu ä recueillir plus de quatre cents monumens de lamonarchie francaise. Une masse aussi imposante demonumens de tous les siecles me fit naitre l’idee d enformer un Musee particulier , historique et clironolo-gique , ou l’on retrouVera les äges de la sculpture fran-caise dans des sallcs pariicuüeres , en donnant a cha-cune.de ces salies le caractbre , la pliysionomie exactedu siede qu’elle doit representer , et de faire rcfluer.dans les antres etablissemens les tableaux et les statuesqui n’auraientaucunrapport, soit ä l’hisloire de France,soit ä l’liistoire de l’art francnis. Je pre'sentai ce plan aucomite d’inslruction publique , qui le recut avec interetet qui en fixa lereclion par une loi. 2
Le Musee des monumens francais fut ouvert au public,pourla prerniere fois, le i5 fructidor an 5 ; depuis, cetteouverture n’a point ete interompue. Je publiai en rnerne- -:—*----—»
1 Le ip thermidor de l’an II, j’ai remis ä ce comitd unouvrage historique et chronologique des tableaux et dessculptures conservds (laus mon ddpöt: cet ouvrage a ete recuavec faveur; le eomild a arretd qu’il en serait expedie deuxcopies manuscrites pour etre depos^es dans ses archives.
Prdsentä l’exhumation des cadavres de l’abbave de Saint-Denis, j’y ai fait des remarques interessantes, Piusieurs despersonnages quiy avaient dtd entepräs dans les premiers sie-cles de la monarchie, dans des sarcophages en pierre, usageqni remonte ä cette epoque , furent tronves avec lenrs vete-mens encore intacts, et avec des ustensiles a leur usage :ces objets, prdcieux pour la Chronologie des costumeS, ontbld d^naturds, et les matieres portdes ä la Monnaie. Henri IVfut trouv6 dans une Conservation teile, qu’il n’btait aucune-ment defigurd.
2 Le ministre de l’intdrieur, Benezech, seconda les vuesdu comitd; des fonds me furent accordbs, et je marchai ra-pidement, malgre les envieux.