a ÄVANT-PROPOS.
La Convention nationale donna aussi des preuVes deson amour pour les arts , en rendant plusienrs de'cretseil leur faveur ; son comite d’instruction publiquecrea une Commission composee de gens de lettres , desavans et d’artistes, pour veiller ä la Conservation desmonumens des arts. Bientöt de celte reuuion precieuscsortit un nombre cousiderable de memoires, d’adresseset de rapports , qui porterent la Inmiere dans les depar-temens , et Ton parvint ä arreter le bras de la sottise,qui abattait les statues , dechirait les tableaux les plus
E recieux , et fondait les plus beaux bronzes. De l’ab-aye de Saint-Denis , que le feu semble avoir incendieedu sommet des voiites jusqu’au foud des tombeaux ,j’ai retire les magnifiques mausolees de Louis XII , deFrancois I er , de Henri II, de Turenne , etc. O mal-lieur! ces chels-d’ceuvres de l’art avaient de ja eprouve lafureur des barbares. Une grande partie de ces monu-mens, qui attestaient la gloiredela nalion, mutile's, etleurs ruines eparses dans un cimeliere , elaient cacbe’ssous I'herbe et recouverts de mousse. Ainsi , par unSysteme desorganisateur, Ton voyaitle cbardon prendrela place du laurier , et couronner Gharlemagne ou Du-guesclin. J’en ai recueilli les restes precieux, que je puisrestaurer. Dejä les tombeaux de Francois I er et deLouis XII sollt rendus äleur splendeur premiere; heureuxsi je puis faire oubli'-r a la posterile ces destructions del’ignorance ! Vers cette epoque , le depute Gregoirepubiia trois rapports contre le vandalisme : ces ouvragesinteressans , tires ä un nombre eonside’rable d exem-plaires, furent envoyes dans les departemens. Et de cemoment je fus a meine de faire rentrer dans le Museebeaucoup de monumens qui eussent eLe perdus dansnos provmces. Malgre les observations multiplie'es dedivers artistes , j’ai conslamment sollicite le transport
döcret. Et, si depuis j ai obtenn quelque succes dans mestravaux, je les dois a l’amitid de 1’antiquaire Lebloud, qui abien voulu m’aider de ses couseils.