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nion publique, ils devaient, au revenu présumé d’après le cadastre, au revenuprésumé d’après les baux, substituer le revenu définitif, rectifié d’après leursrecherches et leurs lumières.
Le résultat du travail se trouve dans le tableau timbré D, et j’y ai joint unétat comparatif des revenus présumés des départemens d’après chacun de cestrois projets, tableau timbré E.
Je rends toute la justice possible aux talens, aux connaissances, au zèle deMM. les commissaires spéciaux ; mais je déclare qu’il m’eût été impossible, àleur place, de remplir cette mission d’une manière satisfaisante.
Les six commissaires se partageant les quatre-vingt-cinq départemens , cinq enavaient chacun quatorze, et le sixième quinze.
La mission devant durer sept à huit mois, ils n’avaient que quinze jours àpasser dans chaque département.
Comment pouvaient-ils, en quinze jours, rectifier les évaluations de quatre,cinq ou six cantons cadastrés, comprenant ensemble cinquante, soixante, quatre-vingts communes !
C’est tout ce que l’on peut attendre aujourd’hui des inspecteurs générauxqui, résidant toute l’année dans leurs divisions, et chargés chacun de dix à onzedépartemens seulement, pourront consacrer un mois à chaque département, etautant l’année suivante, et encore l’année d’après.
Comment pouvaient-ils, après cette révision du cadastre, s’occuper encore dutravail plus immense qu’ils avaient à faire sur les baux î
Enfin, tous ces renseignemens et les autres données secondaires dont ils s’en-vironnaient, reposaient toujours sur des inductions, sur des hypothèses ; toutétait absolument conjectural.
Je citerai, par exemple, le département de la Mayenne, l’un de ceux où letravail a été le mieux exécuté. Son revenu conclu d’après le cadastre étaitde i 3 millions 4oo mille francs, d’après les baux de i 3 millions 800 mille francs.Le commissaire spécial, par des calculs très-ingénieux, des rapprochemens très-bien combinés, le porte en définitif a 1 5 millions. U est impossible de mettredans un travail plus d’intelligence que n’en a mis son auteur ; mais enfin ce sonttoujours des présomptions, des probabilités, et nullement des preuves que l’onne puisse contester; et cette opération, fût-elle bonne en elle-même, ne portepas avec elle la démonstration de cette bonté.
J’ajouterai que les six commissaires n’ont pas tous suivi la même marche
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