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Rapport présenté au ministre secrétaire d'Etat des Finances par le commissaire royal du cadastre
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» Ja contribution, chacune des deux propriétés ci-dessus étant de produit égai,» sera cotisée à i,yoo francs ; chacune rapportera net 4*500 francs; chacune,» à J p. o/o, sera dans le cas dêtre vendue 90,000 francs ; donc vous ferez,» à celui qui a acheté 80,000 francs, un présent de 10,000 francs, auquel il» na aucun droit, et vous ferez perdre 10,000 francs à celui qui a acheté

100,000 francs : cest une double injustice. »

Ce raisonnement est spécieux, il est meme ingénieux ; mais il est facile dyrépondre.

Est-il bien exact, dabord, de dire que lon achète les biens-fonds daprèsleur imposition, telle quelle existe au moment de la vente! Je puis en appelerà tous les vendeurs, à tous les acquéreurs, à tous les notaires : après sêtre informédu produit dune propriété, le premier renseignement que lon demande, est lemontant de Ja cote foncière; on ne sen tient pas; et, comme on sait quecette taxe peut varier dune année à lautre, on examine si elle est trop forteou trop faible, et lôn part, non du taux on la trouve, mais de celui ellepeut et elle devrait être portée. Il est généralement dusage de supposer lacontribution au cinquième du revenu.

Ainsi, un bien de 6,000 francs de revenu est-il à vendre, si limposition est de

2.000 francs, le vendeur ne manque pas de dire à lacheteur : « U y a surcharge» évidente, et vous obtiendrez justice. » Si limposition nest au contraire que de

1.000 francs, lacquéreur dit au vendeur : «Vous êtes parent ou ami des-» partiteurs, et ils vous ont évidemment favorisé ; mais ils peuvent, dès lannée» prochaine, faire cesser cette faveur. »

C est donc un fait généralement reconnu, et bien facile à constater, que,quand on acquiert un bien, fut-il même affermé et limposition à la charge dufermier, on examine toujours cette imposition, et on part de sa quotité légale,qui est réputée le cinquième, parce quune ancienne loi permettait de se pourvoirquand on était taxé au-delà du cinquième.

En second lieu, quand même il serait vrai que quelques capitalistes auraientacquis sans faire ces observations, ce serait leur faute. Us ne pouvaient pasignorer que 1 imposition existait ; ils savaient aussi que, dès sa création , onavait promis d en rectifier la répartition ; ils savaient sur-tout, depuis douzeans, que Ion s occupait du cadastre, et quen définitif, la cotisation des biensqu iis achetaient serait portée à son taux juste et légal.

De plus, quand j admettrais que les intérêts de quelques capitalistes seraient