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Rapport présenté au ministre secrétaire d'Etat des Finances par le commissaire royal du cadastre
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«péréquation naurait lieu seulement que dans lintérieur de chaque départemententre ceux de ses cantons qui se trouveraient cadastrés.

Cette péréquation départementale exécutée pour le recouvrement de 18 1 4 ,a été suspendue par les lois postérieures. Le motif qui a déterminé cette sus-pension est que le contingent dun canton pouvait saccroître temporaire-ment de toute la somme dont se trouveraient dégrevés les autres. On suppose,par exemple, trois cantons payant lun /±o mille francs, lautre 30 et le troisième20, total 90 mille francs. La péréquation a réduit le premier canton de 5 millefrancs, et le second de 10, total 15 mille francs, qui ont été reportés sur letroisième canton, dont le contingent se trouvait élevé par- de 20 à 35 millefrancs. Celui-ci, tout en reconnaissant la justice de cette nouvelle répartition,demandait avec instance quon en suspendît leffet, jusquà ce que le progrès destravaux faisant entrer dans la péréquation dautres cantons également favorisésdans lancienne répartition, ces derniers supportassent leur part du fardeau.

Mutations.

LaliivTcment de tous les propriétaires étant fixé irrévocablement, le cadastredevait encore suivre chaque propriété ou portion de propriété dans tous leschangemens de propriétaires quelle pouvait éprouver, ou, en dautres termes,rétablir tous les ans fallivrement de chaque propriétaire, daprès les augmentationsou les réductions quil a éprouvées. Cette opération sexécute à laide dun livrede mutations, lequel nest quune continuation ou un volume subséquent de lamatrice cadastrale ; il se forme de feuilles absolument semblables : lopérationconsiste à rayer sur la matrice larticle dun propriétaire qui vend ou qui acquiert,et à lui former dans le livre des mutations un article augmenté de ce quil aacquis, ou diminué de ce quil a vendu : ainsi, à quelque époque que ce soit,un propriétaire trouve dans la matrice, ou dans un des volumes subséquens, laliste complète des propriétés quil possède actuellement, et cela sans ratures etsans renvois. Ce procédé, qui olfre de grands avantages, a, comme tous les autres,son inconvénient; cest que, dans le cas un propriétaire qui a cent articles depropriétés, en vend une seule à un autre propriétaire qui peut avoir un nombreégal darticles, il faut recopier les deux cents articles. Le système des mutationsest donc, sous quelques rapports, susceptible de perfectionnemens, et lAdmi-nistration sen occupe : mais restât-il meme tel quil est, on voit quil suit par-