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faitement tous les changemens de propriétaires. Son seul dcfaîtt est que sonextrême clarté, son extrême exactitude, exigent un grand travail.
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Inspecteurs généraux.
Une opération aussi vaste que celle du cadastre, entreprise à-la-fois par ungrand nombre d’agens, sur divers points de toutes les parties d’un sol aussi variéque celui de la France, exige une extrême régularité, et peut-être plus encorela plus parfaite uniformité dans son exécution. Les réglemens ont tracé lamarche; les ateliers sont en activité : là, les géomètres commencent la triangu-lation des communes, ici ils achèvent le détail de l’arpentage; sur un point oul’arpentage est fini, l’expert procède aux évaluations, tandis que dans un autre,où les expertises sont terminées, l’assemblée cantonale révise et perfectionnetout le travail; deux cents cantons, comprenant deux mille communes éparsesdans les quatre-vingt-cinq départemens , se trouvent à divers degrés d’avan-cement. Au milieu de cette grande activité imprimée dès la première annéeaux opérations cadastrales , une question bien naturelle dut éveiller la sollici-tude de l’administration : ces géomètres, ces experts, ces contrôleurs, ces pro-priétaires délégués par leurs communes, tous ces coopérateurs assez nombreuxet éloignés les uns des autres, suivent-ils par-tout les mêmes principes, les mêmesprocédés ! Les réglemens sont-ils observés par-tout avec la même exactitude î Lesévaluations sont-elles par-tout également fidèles !•
C’est pour s’en assurer que le Gouvernement créa, vers la fin de 1808, douzeinspecteurs généraux à chacun desquels il confia dix à onze départemens. Aucommencement de 1809, chacun d’eux partit pour sa division, inspecta suc-cessivement les départemens qui la composaient, et revint à Paris après unetournée de huit à neuf mois. L’année suivante on fit une nouvelle distributiondes divisions entre les inspecteurs généraux, et cette marche fut suivie jus-qu’en 18 14 •
A cette époque, le nombre des départemens fut réduit de près d’un tiers parla restitution de ceux qui n’appartenaient pas à la France ; et dans la même pro-portion, les douze inspecteurs généraux furent réduits à huit, chacun restantégalement chargé de dix à onze départemens.
Cette institution vient encore de recevoir un nouveau degré de perfection-nement ; il avait été utile jusqu’alors de changer tous les ans les divisions des