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produit net, et ses seconds calculs sur les baux; la latitude laissée à sa conscienceet à son jugement est infiniment bornée ; ses décisions sont, en quelque sorte,amenées par ses chiffres, et l’expertise devient presque, comme l’arpentage, unescience exacte. Dans le classement, il est obligé, pour fixer la classe de chaqueparcelle, de la comparer aux types qu’il a choisis antérieurement, et tous les pro-priétaires sont juges de cette opération, à laquelle ils ont un intérêt respectif etcontradictoire. L’expert ne connaît donc point le résultat de son travail à l’égardde tel propriétaire pris isolément. C’est le Directeur qui, après l’approbationdéfinitive du tarif, calcule que ce propriétaire a, par exemple, 4 arpens 30 perchesde terres labourables de z. e classe, qui, à y5 francs, font 236 francs yo cent.;8 arpens 75 perches de pré, 3.° classe, à 60 francs, 5 10 francs; et ainsi de suitepour toutes ses autres parcelles. C’est ainsi que les procédés qui conduisent àla fixation ultérieure des revenus, préviennent toute supposition de partialitéet d’injustice.
Il n’est point à craindre non plus que les évaluations soient exagérées, etportées au-defa du revenu véritable ; la raison en est simple : on ne fait pas lemal sans intérêt; or quel intérêt un expert, un contrôleur des contributions,ont-ils à trouver plus de revenus! Cela augmentera-t-il leur rétribution î Ils nesont point payés à raison du revenu qu’ils trouvent; ils n’ont rien à gagner à unesurévaluation; ils ne peuvent, au contraire, qu’y perdre, parce que, si l’ouvrageest mal fait, les propriétaires réclament, et ils sont obligés de retourner, à leursfrais, sur les lieux, pour vérifier les réclamations. Les experts sont payés parjournée de travail ; les contrôleurs ont une faible indemnité par parcelle : loinqu’il ait été accordé des gratifications à ceux qui trouvaient plus de revenus,il n’pxiste pas, dans tous les comptes du cadastre, une seule gratification accor-dée à un seul de ses agens, pour un motif quelconque. Le zèle que les employésdes directions auraient montré dans les opérations cadastrales, eût. certainementété un motif juste et louable de leur procurer de l’avancement ; mais, par le fait,l’administration du cadastre a toujours été étrangère au personnel des directions.Quel intérêt un directeur des contributions a-t-il à ce que son département soitsurévalué! Que lui en reviendra-t-il î La haine de ceux au milieu desquels il réside.Quel intérêt l’administration du Cadastre a-t-elle à forcer les revenus! Quel profitlui en reviendrait-il! N’est-elle pas, au contraire, intéressée à ce que l’opérationqu’elle dirige ne donne lieu à aucune plainte, et soit bien vue de tous les pro-priétaires ! Enfin quel intérêt a le Gouvernement à trouver plus ou moins de
revenus î