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Rapport présenté au ministre secrétaire d'Etat des Finances par le commissaire royal du cadastre
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1802. clix-huit cents communes. On ne devait arpenter que les grandes masses decultures, et en évaluer le revenu.

Connaissant le revenu denviron vingt communes de chaque département,on devait en conclure, par induction, le revenu des autres communes, et parsuite celui de tout le département. Les Préfets, les conseils généraux, sélevèrenttrès-vivement contre une opération qui, ne reposant que sur des hypothèses, desconjectures, ne pouvait donner quune idée très-imparfaite, et meme absolumentfausse, des forces respectives des départemens.

1803. Les Préfets, les Directeurs des contributions, exécutèrent ce travail avec uneextrême répugnance; quelques-uns ne purent y parvenir; dautres, en lenvoyant,protestèrent contre ses résultats, qui, sans données certaines, sans bases positives,augmentaient ou diminuaient prodigieusement les contributions des dépar-temens.

Le Gouvernement céda au vœu général, et ordonna larpentage de toutes lescommunes.

Cétait toujours larpentage par masses de cultures. Une pièce non interrompuede terres labourables, de vignes, une grande prairie, quoique divisée entre plu-sieurs propriétaires, était mesurée en masse, et ne formait quune figure ou po-lygone du plan.

Lévaluation se faisait également par masses de cultures; lexpert estimait lerevenu total de chaque masse.

Jadmettrai pour un moment, quoique le contraire soit parfaitement démon-tré, que cette opération aurait donné la connaissance du revenu de chaquecommune, et par suite de chaque arrondissement et de chaque département ;elle aurait servi alors à rectifier les répartitions générale, départementale etcommunale; mais elle naurait rien fait pour la répartition individuelle; elleaurait cicatrisé les petites blessures, mais non pas guéri la grande plaie des con-tribuables; elle eût laissé subsister les inégalités les plus révoltantes, celles din-dividu à individu, elle les eût même augmentées, et une observation bien simpleva le démontrer.

Je suppose une commune qui se trouve ménagée en masse dans la proportiondun quart, son contingent, qui était de 8,000 francs, est augmenté dun quart,et porté à 10,000 francs.

Parmi les propriétaires de cette commune se trouvaient lancien seigneur,un autre particulier non domicilié, et un troisième, acquéreur de bois nationaux.