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Rapport présenté au ministre secrétaire d'Etat des Finances par le commissaire royal du cadastre
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' 79 1 - partir dun état de choses qui existait depuis long-temps et ne pas heurter leshabitudes des peuples, que de sabandonner à de vaines théories, et de sejeter dans des discussions que les intérêts locaux des départemens auraientrendues interminables.

Cependant lAssemblée constituante ne resta pas indifférente à la grandeinjustice quelle venait de décréter en pleine connaissance de cause ; elle sem-pressa de mettre le remède à côté .du mal, et, se rappelant le vœu de sescommettans, elle décréta le principe du Cadastre général.

Larticle i. er du décret du 16 septembre 1791, sanctionné le 23 par SaMajesté Louis XVI, sexprime ainsi:

« Lorsquil sera procédé à la levée du territoire dune commune, lingé-» nieur chargé de lopération fera dabord un plan de masses qui présentera» la circonscription de la commune et sa division en sections, et formera» ensuite les plans de détails qui composeront le parcellaire de la commune. »

Cest la marche que lon suit aujourdhui : on commence par délimiter lacommune et établir sa circonscription, on la divise en sections; sans faire pré-cisément un plan de masses, qui augmenterait inutilement la dépense, le géo-mètre assure, par une triangulation, la régularité et lensemble de son travail, etprocède ensuite au levé du plan parcellaire.

Il est bien essentiel de remarquer quà lépoque cette loi fut rendue, lacontribution foncière nétait encore répartie quentre les départemens,et nelétait point entre les arrondissemens, les communes et les individus. Il nexistait*encore que la répartition générale; il suffisait, pour la rectifier, de connaître lesrevenus respectifs des départemens. La confection des plans de masses auraitpu alors paraître suffisante, et lAssemblée constituante eût été excusable delordonner.

Mais elle possédait dans son sein trop de lumières, son Comité avait pristrop de soin de consulter les savans les plus célèbres, pour être séduite unmoment par cette idée quon voudrait reproduire aujourdhui. Elle savait quedes plans de masses ne lui donneraient pas même les moyens de rectifier la ré-partition générale ; que les répartitions départementale, communale et indivi-duelle, allaient sexécuter, et seraient tout aussi inégales et même encore plus dé-fectueuses : elle voulut ne pas se borner à rendre aux propriétaires une demi-justice; elle voulut enfin remplir le vœu tant de fois prononcé de la Nation.

Les troubles politiques empêchèrent de donner aucune suite à cette loi, à

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