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A viémc de diamètre. L'épaiiTeur &: la largeur de l'une & deTautrefera d'une neuvième de C H. XVII.diamètre. La demy colonne aura de hauteur un quart de diamètre, 6c de largeur & d'é-paifTeur un demidiametrecpour ce qui eft de fa hauteur,il n'eft point neceffaire qu'elle foitproportionnée au diamètre, mais à l'uiage auquel elle eft deftinée ; fa longueur fera de fixneuvièmes de diamètre j fon épaiffeur, vers le bas, d'un demidiametre, & à fon extrémi-té du douzième d'un diamètre.
Après avoir donné les proportions desBalliftes & des Catapultes que j'ay jugée lesplusconvenables, je veux expliquer le plus clairement que je pourray comment il Faut réglerleur bandage, qui fe fait avec des cordes de boyau ou de cheveux.
CHAPITRE XVIII.
Ch. XVIII.
B
T)e la manière de bander les Catapultes & les Ballifîes? a'vec lajujlejje *
qui efi necejfaire,
IL faut avoir deux longues pieces de bois fur lefquelles on attache des amarres pour pal-fer des moulinets. Au milieu de chacune de ces pieces de bois on fait une entaille, oùl'on met le ' chapiteau de la Catapulte, qui y eft affermy avec des chevilles , afin que l'ef-fort du bandage ne le puiffe arracher. Après cela on enchaifc dans ce chapiteau des Ba-rillets de cuivre, dans lefquels on met L des chevilles de fer, que les Grecs appellent Epif- MoàtoU >chidas . Enfuite on paife par l'un des trous qui font au travers du chapiteau, le bout du ca-ble , que l'on attache au moulinet, autour duquel il s'entortille lorfqu on le fait tournerc les leviers, & on le bande jufqu'à ce qu'eftant frappé avec la main, on connoiffe qu'il
avec
C fonne le ton qu'il doit avoir Alors 5 on met la cheville au trou du chapiteau pour fervird'arreft, & empefeher que rien ne lafche : & ayant paife le cable à l'autre codé de la me -me manière , on le bande avec les leviers & le moulinet, jufqu'à ce qu'il fonne le mefmeton que l'autre : & c'eft par cet arreft fait avec des chevilles de fer, que l'on tend la Cata-
* pulte avec la juftelTe neceffaire, 4 obfervant le ton que fonnent les cables.
i. Le chapiteau de la Catapulte. Q; 1 . que\e Latin aiicapitulaau plurier , j'ay crû que je pouvois 1 in-terpreter au fingulier , parce que la Catapulte n'avoir qu'unchapiteau , comme il fe voit au chapitre 15 ,& qu'il y a ap-parence que Vitruue a dit les chapiteaux des Cata\ultts^comme il auroit dit les teftes des hommes, Se comme il ditauffi en ce mefme chapitre les moulinets , bien que chaqueCatapulte n'euft qu'un moulinet. J'ay pris la mefme libertéXJ dans le refte du chapitre de rendre les pluriers par les fin-guliers , parce que la chofe eft ainfi plus clairement expli-quée. On a déjà efté obligé d'en ufer ainfi enplufieurs en-droits.
2. Des chevilles. J'ay interprété le mot Latin en-neolus , & le Grec epifhis , une cheville , Se non pas un pe-tit coin à fendre. Quoy que cette explication fuft abfolumentplus propre , j'ay crû qu'il m'eftoit permis dedonner la figni-ncation qui eft la plus convenable à mon fujet , & qu'uncoin à fendre, qui eft fait pour divifer , ne fçauroit conve-nir en cet endroit, puifqu'il s'agit de lier Se d'arrefter. Auflïles Latins employoient le nom de cunem pour lignifier nonfeulement ce qui fert à divifer , mais encore ce qui fert àarrefter Se à joindre : car ils difent cune^re , pour curteit fir.mare , c'eft-à-dire arrefter avec des chevilles ou clavet-tes.£ 3. Onmet la cheville. Il eft evident qu'ilmanque quelque chofe au texte , Se qu'après cuneis ad fo-ramina concluduntur, il faut ajouter , brachiacœtapaltarum,fnree que ce ne font pas les cables qui font arreftez, maises bras ou arbres. C'eft pourquoy j'ay interprété conclu-duntur, Amplement on fait V arreft , ne pouvant trouverdans le texte quelle eft la chofe qui eft arreftée Se affermie,quoiqu'il n'y ait point de doute que ce font les bras de laCatapulte.
4., Observas t le ton. Cette obfervation dela tenfion des cables, foit par le ton du fon qu'ils rendentquand on les frappe, foit par la roidsur que l'on y remar-que en les touchant, peut avoir d'autres ufages & qui ap-partiennent davantage à l'Architecture que ce'uy qu'elle a
dans les Catapultes, dont Vitruve apporte l'exemple au r,chap, du 1. livre : pour faire entendre qu'un Architecte doiteftre Muficien, afin qu'il puiffe retenir le ton que produitla tenfion d'un des bras de la Catapule , Se le fçavoir com-parer au ton que produit la tenfion de l'autre bras. J'appor*teray icy un exemple de l'ufage que peut avoirla connoillan-ce de cette tenfion des cables, laquelle a efté neceffaire pourfaire agir la machine employée à élever les grandes pierresdont on a couvert le fronton qui eft fur la principalle entréedu Louvre. Ces pierres qui pefoient chacune plus de quatre-vingt mi!liers,n'eftcientpas tant difficiles à élever à caufe deleur pefanteur, que par la raifon de leur figure qui les ren-doit faciles à eftre rompues fi elles n'avoientpas efté foute-nuës également :|car ayant cinquante deux piez de long fushuit de large, elles n'avoient tout au plus que dix-huit pou.ces d'épaifleur.
Pour empefeher que cette fra&ure ne leur arrivait foitdans leur tranfportde la carrière qui eft fur la montagne deMeudon à deux lieues de Paris ; foit dans leur élévation Seleur pofement qui eftoit à prés de vingt toifes du rez dechauffée -, les precautions que l'on a apportées ont efté, quel'on a fait un aflemblage de charpenterie de la longueur dela pierre compofé de gmfles pieces de bois pour le rendre leplus ferme Se le moins raphble de plier qu'il feroit poffible :car la pierre y eftant enfermée & fufpendue par huit endroitsde chaque cofté par des cables, elle ne pouvoir plier quel,que effort que fon énorme pefanteur puft faire fi l'affemblagequi la tenoit fufpendue , &par le moyen duquel on la re-muoit eftoit affez fort pour ne pouvoir plier. Pour l'élever àla hauteur neceflaire, Se pourlapofer, comme on ne pou-voir pas fe fervir de l'affemblage de poutres qui avoir eftéemployé à l'amener, on fe fer vit d'un grand pan de charpen-terie qui avoit eftè élevé le long de la face du Louvre Sejufqu'àla hauteur de plus de vingr toifes pour fervir d'e-chaffaut, fur lequel on fit un plancher compofé de fix pou-tres, entre lefquelles les cables qui dévoient élever la pier-re pouvoient palier. Ce plancher en foûtenoit un fécond,fur lequel il y avoit huit treiiils ou gros rouleaux qui pat