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Les dix livres d'architecture de Vitruve
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Ch.XVIII.

VITRUVEEXPLICATION DE LA PLANCHE *****

La I. Figure repre fente la machine qui afervy à amener la pierre. A A ABB, un qrand afifemblage de charpenterie de la longueur de la pierre. CC , la pierre enfermée dans laffembla-ge grfkfpenduëpar les huit endroits marque^A AAAA- A AA y un plancher fur l affemblave y ait,deffus duquel ily avoit huitmoulinets bande^ avec des leviers. T T r un poulain fait de poutres de*la longueur de la pierre fur lequel elle efioitpofee. Ce poulain avoit à chacun des huit endroits, parle YZ.quels il eftoitfufpendu deux mortaifes ou eft 'oient logées des poulies. Dans le haut de l affcmblavc versles endroits marque%A,ilyavoit aujftdes mortaifes,dans chacune defquelles eftoit lovée une polie. Pre?-de chacune de ces poulies Je cable eftoit attaché,qui après avoir efté défendu 0* avoirpatte fous la, pre-miere poulie du poulain remont oit pour paffer fur la poulie du haut de l'affemblave {$ defcendoit encorepour pajferfous la féconde poulie dupoulainpour enfuite remonter J & paffant au travers duplancher t*s attacher au moulinets. Tous les detours de ce cable tant de fois redoublé fervoit a donner plus deforce au cable pour tirer, rjj à faire qu'il ne draft pas avec trop de roideur ,mais enobeïffant ,a caufede la longueur que ce cable ainfi redoublé avoit dans un petit efpace. D D, les bouts de deux efÏÏeuxfurlefquelsïaffemblage pofoit. EEjes faces de deux petits affembl age s fur lefquels po[oient les.effieux & quifervoient de roue's. FGF, un des effïeux vafeparement & renversé le deffus deffousF F ,deux entailles arondies dans l'efficu par lesquelles il pofoitfurle petitajfemblao-e. H I K1Hune des faces de petit affemblable <ve'ùefeparement. I J y deux mortaifes pour recevoir les tenons des pie-tés qui avec les pieces de face faifoient le petit ajfemblage. K, une moife pour recevoir l'entaille arondiede l'ejfieu. hCÈ', deux autres moifs parle moyen defquelles le petit affcnblage pofoitfur des rouleauxmarque^ NN. LML, un des rouleaux vufeparement. LL , des entaillvs dans lefquelles les moi-fes HH, eftoient affermies fur les rouleaux. Il faut remarquer que ces rouleaux efioient bande^ avecdes virolles de fer attachées avec des clous dont les teftes eftoient à pointe de diamant, pour empefeher ^que ces rouleaux negliffajfent fur des dojfes qui faifoient un plancher le long du chemin , depuis lesbatteaux \ufqu au pie du mur -, Que pour faire avancer la machine outre plufieurs vindas chacun dehuith omm: s cpiila tir oient, ily avoit de chaque coftéquatre grands leviers, dont les bouts dembaseftoient pajjc^dans des trous au bout des rouleaux, & les bouts denhaut avoient chacununc pou-lie dans laquelle une corde attachée au bas du grand ajfemblage pajfoit, & efloït tirée par deux outrois hommes ; Que les rouleaux que les teftes des clous empef choient deglifferfur les doffes, ne pou-voient eftre remue^ qu'ils nefifjent avancer la machine.

La 11. figure reprefente la machine qui afervy a élever & à pofer lapierre.AAA, la pierre. B%,le mefme poulain fur lequel elle efioitpofee dans la premiere machine ; mais qui eft icy fur la pierre quiluy e&attachée en huit endroits par des cordes. CCCC , un autre poulain qui répond a la partie fu-peneure du grand affemblage de la premiere machine marqué AAA , %) qui a de mefme des mortai- Dfis & des poulies-, cràqui les cables font attache^pour paffer & repafjerfur les poulies du poulaind'embas& retourner s'attacher aux moulinets qui font aufii au poulain d'enhautjur unplanchercomme à la premiere machine. DD DD , les bouts de quatre poutres qui port oient le poulain den-haut. EE,des rouleaux quifoutenoient ces poutres. F FF, d'autres poutres fur lefquelles les rouleauxpQUVoientrouler.il faut remarquer que la pierre efiant élevée un peu plus haut que t endroit ou elle de-voit eftrepofée , onfaifoit tourner avec des leviers ces rouleaux vers l'endroit ou ilfatoit faire aller Lpierre, ce quifaifoit que tout le plancher quifoûtenoit les moulinets, $ par confequent la pierre amyeftoit pendue, s'evançoit furl' endroit ou elle devoit eftre pofée , f0 on la de fcendoit lafehant les

moulinets ; Que pour pefer L pierre on avoit écendu une couche de mortier un peu plus épaiffe que n'étoitla groffeur des cordes dont lafierre eftoit attachée au poulin y afin que fiant foutenuë parle mortierelle donna fi le moyen d'ofter les cordes ; après quoy la pierre s'affaijfa infenfiblement \ tjj fit fortir cequily avoit de trop de mortier jufquà n'avoir que l'épaiffeur ordinaire du joint.

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nome pour pajfer fur la f aube M, A ou ildefcend pour pafer fus la pou'ie RN,& qumnfip^nt fur ternies poulies duatfta<re& fou toutes Celles qui font cramponnées à la pierre , il la tient fuf endue & attachée au f ai tiare de manière au'il cfitmpoféle que la pierre fit tirée plus fort parun endroit que par l'autre, pareequ'en Quelque endroit qu'elle [oit tirce le cahln'y eflpomtattache, de font-qu'il n'obeïjfe ,gli(fant fous lapoulie, & communiquant fa ten fion à toutes les autres partie Tacabie qui ne font point immédiatement tirées. Parla mefme raifon le cable 1 K. qui efîpow élever tafftmbUert qu i porte lavre, qnoyqutl (imhlé ne la tirer qu'au droit des poulies F F , ne laifepu de tirer également toutes les Poulies allant des pLr 'F , aux j oui" s G ; fr cela à caufeque la facilité qu'elles ont de tourner fait qu» toute la tralion fe diftnhm ^éailement i TUs poulies : larefift.,nce qti elles peuvent faire nefantque Comme rien àcomparaifon de Ligrandeur dnfardtm. ' ' *

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