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Les dix livres d'architecture de Vitruve
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171
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LIVRE V.

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A pofez en telle forte que les angles des Triangles qui font dans la circonférence, règlent ChaP.VÎ,Pallignement des Efcaliers qui font les feparations de ces Amas jufqu'au premier pallier,au deffus duquel les Amas d'enhaut doivent eftre feparez par des chemins qui partent du

* milieu des Amas d'embas. 6 Ces angles qui donnent l'allignement aux efcaliers qui fontentre les Amas d'embas, doivent eftre au nombre de fept : Les autres cinq angles fervi-ront à régler la difpofition des parties dont la Scene eft compofée : Car au droit de l'angledu milieu on fera la porte royale i & les deux angles qui font à droit & à gauche j rrtarque-

* ront les endroits où font ? les entrées des étrangers ; & les deux derniers feront au droitdes chemins qui retournent.

* Les degrez 6 fur lefquels on place les fîeges des fpe&ateurs ne doivent pas avoir de

* hauteur moins 9 d'un pié& un palme, nyplus que d'un pie & fix doits, & leur largeur£ ne doit point eftre de plus de deux piez & demy, ny de moins que de deux.

qu'il auroit fallu mettre pour traduire à la lettre cunei fpe- fuiïcntdes oreillers, ou d'autres fortes de fieges. Lipfehean.

ftaculorum , à caufede l'équivoque , & j'ay crû que le mot moins a bien delà peine à demeurer d'accord qu'on fuft aC

d'amas expliquoit aflez bien la chofe, la figure fphenoïde ou fis fur autre chofe que fur les' degrez du Theatre , & expli-

cuneiforme eftant ordinairement exprimée parles termes de quant les vers de Calpurnius qui parlent des chaifes où les

ramajjè ^accumulé , & entaffé. femmes eftoientaffiles,

G. C E s a n g l h s. Le texte porte/«/w/'ow cunei medii Fenimus ad fedes ubi pullâ fordida vejtc

dirigantur; bi autem qui funt in imo , & dirigunt fealaria Inter fœmineas fpeUabat turba cathedra ,

trunt numéro feptem , reliqui quinque feena defignabunt com- il croit qu'ils ne doivent point eftre entendues de chaifes qui

pojïtionem. Jecroy qu'il faut neceiïairement ajouter anguli, fuflent fur les degrez duTheatre , mais de celles qu'on pla*

&c\ne hi autern anguli qui funtin imo, &c. parce que fans çoit au deiïùs des degrez au haut du Theatre entre les co-

cela&*'ferapporteroit a cunei } Se par confequent ces mots lonnes du Portique qui couronnoit le Theatre $ ce qu'il

reliqui quinque qui font enfuite, fe devroientauffi rapporter prouve par Suétone qui dit qu'Augufte avoit fait un Edit

à cunei , ce qui ne peut eftre , parce qu'il n'y avoit point qui defendoit aux femmes d eftre aflîfes fur les degrez du

d'amas de degrez dans l'efpace des cinq angles qui font Theatre, & qui ne leur permettoitde fe placer qu'au haut

C pour la Scene. parmy le menu peuple, qui eft ce qu'on appelle le Paradis

7. Les entrées dis estrangers. Les portes dans nos Theatres. Properce faitauffi entendre la mefme

appellees hofpitalia eftoient celles par lefquelles on faifoit chofe, quand il dit pour exprimer la défenfe que fa mai-

entrer les A&eurs étrangers, c'eft-a-dire ceux qu'il falloir ftrellè luy faifoit de tourner la veuë vers elle lorfqu'elle

fe reprefenter eftre dans une autre Scene que la commune, eftoit à la Comédie :

dans laquelle on entroit par la porte du milieu : ou bien c'étoit l'entrée de ceux qui venoient dans la Scenecommuned'un autre lieuquedeceluy où logeoientles principaux per-fonnages de la Fable. Pollux dit que l'une de ces portes,fçavoir la gauche, eftoit la porte d'une prifon.

8. Sur lesquels on place les sieges. DionCaffius n'avoir pas remarqué cet endroit, quand il a écritqu'avant Caligula on n'eftoit affis dans les 1 heatres que

Colla cave infleiïas ad fumrnum obliqua Theatr/irn.Mais nonobstant tout cela, je ne fçay pas comment onpeut expliquer noftre texte qui dit gradus fpetlaculorum ubifubfellia cornponuntur , fans entendre qu'on eftoit affis futautre chofe que fur les degrez de pierre ou de bois dont leTheatre eft compofé.

9. D'u n pie'et d'un palme. Un pié & un palme desanciens Romains faifoit un peu moins que quatorze de nospouces de Roy j &un piéfix doits un peu plus que quinze,

fur la pierre ou fur le bois, dont les degrez eftoient faits.

Car il paroift par le texte de Vitruve que dés le temps d'Au- fuivant la mefure du pié qui eft gravé au Capitole,

gufte on mettoit quelque chofe fur les degrez , foit que ce