LIVRE V.
tap
A avec YHyperUUon du Chromatique, & l à la-quaïte avec le Mefon du Chromatique. En ChAï 1 . V.la petite chambre du milieu il ne fudra rien mettre , parce que dans le Chromatique il nefe trouve point d'autres tons 3 que ceux qui ont été dits, dont on puifle faire de confo-nance.
Au rang des petites chambres d'enhaut on placera dans celles qui font aux extremitezles vafes qui fonnent Y JF/jperboUon du Diatonique ■■> dans les fécondes ceux qui font à laquarte & qui fonnent le Die^eugmenon du Diatonique ; dans les troiilémes ceux qui fontïJ à la quinte & qui ionnent le 5jy«ewwe»o» du Diatonique ; dans les quatrièmes ceux quifont à la quarte & qui fonnent le Mefon du Diatonique ; dans les cinquièmes ceux quifont à la quarte & qui fonnent l'Hypaton du Diatonique ; dans les fixiémes ceux qui fonta la quarte ,& qui fonnent le Projlambanomenos. Levafe delà chambre du milieu fon-
£ nerala Mesé y parce qu'elle eft accordée àl'b&ave du Projlambanomenos, & à la quinte dell/ypaton du Diatonique.
Pour exécuter toutes ces chofes avec jufteïTe il faut Voir à la fin du Livre la Figure qu A-riftoxene a faite felon les. règles de la Mull que ,& dans laquelle il a divifé toutes les mo-dulations en o-eneral avec un travail & une induftrie finguliere. Et on pourra encorerendre la ftru&ure des Theatres plus parfaite 11 on a égard à la nature de la voix & à toutce qui la peut rendre agréable aux oreilles des Auditeurs , fuivant les raifons que nousavons apportées.
Quelqu'un pourra dire qu en tant de Theatres qui fe font tous les ans à Rome, on nevoit point qu'on obferve ces chofes : mais pour ne fe pas tromper en cela, il faut remar-quer que tous nos Theatres publics font de bois avec plufieurs planchers qui refonnent
r aifément > comme les Muficiens font bien connoiftre lorfque voulant entonner les plushauts tons, ils fe tournent vers les portes de la Scene afin que leur voix foit aidée par leurretentifTement» De forte que la manière que nous avons enfeignée eft necefîaire auxTheatres qui font faits de matière folide comme de pierre ou de marbre qui ne retentif-fent point. Que 11 on demande quels font les Theatres où ces chofes ont été pratiquées,il eft certain que nous n'en avons point à Rome \ mais on en voit en quelques autres villesd'Italie & en plufieurs endroits de la Grèce, ainfi queL.Mummius fit voir lors qu'il ap-porta à Rome les vafes d'airain d'un Theatre qu'il avoit fait abbattre à Corinthe & qu'ila dédié avec d'autres dépouilles dans le Temple de la Lune, Aufll plufieurs bons Archi-tectes qui ont bafty des Theatres dans de petites Villes qui n'avoient pas le moyen de fairede grandes dépenfes, fe font fervis de vafes de poterie qu'ils ont choifis propres pour re-fonner comme il eft de befoin & qui ont fort bien reufll.
D
maticen Mefon t fclon la corre&ion deJocundus au lieu de Chromatique qui eft la PttrypatéMefon ; mais elle dcvroit
ai Chronaticcn Synemmenon , qui eft dans les editions de faire la (eptiéme file Syfteme eftoitcomme Philander & Bar.
Philander & de Barbare haro l'ont pris dans l'Introduction Harmonique d'Euclide.
ii. A la quarte avec la M e s on du C h r O- 13. A l a qui NT e. Il faut encore entendre que ce vais
mat iQUE.Cècy fertenedreà faire voir que le Syfteme eft accordé à la quinte du vafe de la premiere cellule du rang
d'Ariftoxene doit eftre commme nous l'avons fait , car la d'enhaut qui eft la Paraneté Hjperbol&on , ainii qu'il fe voie
Ptiramefé ne fçauroit eftre à la quarte avec la Mefon du dans la Figure.
Vu