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A dans la paulme de la main : Et ainfi ' la Brique qui a cinq palmes en quarré eft apellée Pen- Chap. Ill,tadoron, tk celle qui en a quatre Tetradoron. Les ouvrages publics le font du Pentadoron& les particuliers du Tetradoron.
En faifant toutes fortes de Briques on fait auffi des Demibriques : par ce moyen, lorfque
* l'on baftit une muraille, 7 il y a d'un coite un rang de Briques & de l'autre un rang de De-
* mibriqûes, enforte qu'eftant mifes à la ligne en chaque parement, celles d'une 8 amfe s'en-
* trelacent avec celles d'une autre. * Et de plus le milieu de chaque Brique fe rencontrant
* fur un joint montant, cela rend encore la ftruéhire plus ferme & '° plus belle à voir.
Celles qu'on fait à Calente ville d'Efpagne & à Mar-feille ville de la Gaule, comme auiïià Pitane ville d'Allé nagent fur l'eau lorfqu'elles font feches : Ce qui arrive à caufe que laterre dont elles font faites eft fpongieufe, & qu'outre qu'elle eft légère, fes pores externesB font tellement fermez que l'eau ne les peut pénétrer, mais eft forcée par les loix de la na-ture de les loûtenir, comme fi c'eftoient des pierres-ponces.
* J ' Ces qualitez dans les Briques font d'une grande utilité pour la maçonnerie, qui eft dene point trop charger les murailles, & de n'eitre point fujettes à le détremper par la vio-^lence des grands orages.
6. la Brique qui a c in q^ palmes en quarré'.Ces Briques quarrées des Grecs font caufe quej. Martin ainterprété quarreaux les Briques dent Vitruve parle en ge-neral -, Mais il me femble qu'il n'a pas eu raiton de traduirelateres qui eft un mot Latin par un mot François qui de-figne une autre Figure que celle qu'avoient les lateres desLatins qui eftoient plus larges que longs, Se le mot de quar-reau ne peut eftre bon que pour expliquer le mot Plia-Ç thos qui lignine en Grec leur Brique qui eftoit quarrée , &dont il y avoit de deux fortes, les grandes qui avoient vingtdoigts eu quarré , ce qui revenoit à peu prés à treize poul-ces Se demy , Se les petites qui eftoient de douze doigts quirevenoient environ à huit poulces.
7. Il y ait d'un coste' un rang de Briques.Ce que Vitruve veut dire eft fi clair, qu'on ne fçauroit dou*ter qu'il n'y ait faute au texte, Se qu'il ne faille lire una partelaterum or dine s, altera femilacrum ponuntu ', au lieu de unaparte lateribus ordïnes, altera femtlateres ponuntur , parceque cela n'a aucun fens.
S. Celles d'une assise. ^'interprète , des afsifes ,Coria qui fignifient des couches quand il s'agit d'enduits deftuc. Les afïifes, lits ou rangées de Briques ou de pierres, oules couches de mortier font apcllées Coria , à caufe qu'ellesfont dans la muraille des rangs qui font les uns fur les au-tres comme fi c'eftoient des cuirs. Saumaife écrit eboria ou
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choros y pour fignifier que les Briques, ou les Pierres qui fontainfi toutes d'un rang , femblent s'entretenir par la main &cdanfer un branle.
9. Et de plus le milieu de chaque Brique.J'ajoute de plus pour faire entendre que Vitruve veut qu'ily ait deux fortes de liaifon dans les Murs de Brique , dontl'une eft d'aflîfe à aXife tefte qu'eft la liaifon de l'affile Cavec l'alTife A & l'affile F : l'autre liaifon eft de Brique àBrique , telle qu'eft celle de la Brique B avec les Biiques
A & F. La pre-miere forte nefe voit point jparce que c'eften dedans duMur qu'elle fefait ; l'autre quieft en dehorseft vifible : c'eftpourquoy V.itru-ve dit qu'ellerend laftrucftureplus belle.
10. Et plus belle a voir» Cela montre que lesAnciens ne couvroient pas toujours leurs Murs de Briquecrue avec un enduit, ou par des incruftations de marbre,puifqu on avoit égard à la figure que les joints faifoientcomme eftant une chofe belle à voir.
11. Ces qualitez dans les Briques. Il eft aflezétrange que v itruve ne parle point du tout de la cuiflon desBriques qui eftoit une chofe de tout temps en ufage , cem»me il paroift par la Periphrafe dont Ovide fe fert pour faireentendre que les Murs de Babilone étoient de Briques, endifant qu'ils éto ; ent cuits ; Se ainfi qu'il eft aifé de juger parce qui eft dit dans la Genefe des Briques dont la Tour deBabel fut bâtie ; Se il y a lieu de croire qu'on s'avil» de-puis de les employer toutes crues telles qu il y a apparen-ce qu'eftoient celles dont il eft parlé dans l'Exode, qu'on fai-foit avec de la paille, ainfi que font celles dont il eft icyparlé , & que l'on ceifa de les cuire à caufe des bonnes qua-litez que Vitruve leur attribue ; fçavoif d'eftre moins pe-fantes que celles qui font cuites , Se de refifter allez à l'hu-midité par le relTerrement de leurs pores qu'un long defle-chement a produit.
CHAPITRE IV.
<Z)# Sable c5* de fes efpeces.
AU x Baftimens qui fe font de moilon il faut principalement prendre garde quel fableon employe ' pour faire le mortier , fur-tout il ne doit point eftre terreux. Les* efpeces de * Sable de cave font le noir, le gris, le rouge &i } le Carboncle. Le meilleur
1. Pour faire le m or t i er. Je traduits ainfi admateriam mifeendam , quoy qu'en termes de maçonneriemateria ne (ignifie pas proprement les chofes qui entrentdans la compofition du mortier : mais le mot de mifeerefait qu'il eft impoffibie de douter que Vitruve n'ait voulufignifier la chaux Se le Sable dont le mortier eft com-pofé. Au chapitre qui fuit materia fignifie le Sable , &le plus fouvent en Latin on entend par ce mot le bois qu'on
employe dans les baftimens pour la charpenterie Se pour lamenuiferie.
2. Du Sable de cave. Ce Sable de cave eft ainfiapellé parce qu'il fe tire de deflbus terre -, il eft different deceluy de riviere Se de celuy de la mer. Il en eft parlé fur lechap. 1. du 1. liv.
3. Le Carboncle. Vitruve définit ce que c'eft queCarbmcnlns au 6. chap, de ce livre où il dit que c'eft un Sa-
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Chap. IV,