Druckschrift 
1 (1882) 1576 - 1582
Entstehung
Seite
536
Einzelbild herunterladen
 

536 1582 402.

6. Sept. qu'il avoit este amuse et trop credule. 10 ) Qui remarquera seule-ment ce qui s'est passe depuis que mons r le prince passa enFrance, les moyens qu'on a tenus pour gaster tout, cognoistra aise-ment, d' le mal procede. J'en donne la coulpe des premierscoups frappez ä monsr de Tureine, ne scay, par qui poulse, maissa venue en Languedoc a tout perdu estant trop seconde d'autres. n )Haec certa, haec solida sunt, visa, non audita.

Je n'ouys jamais autre langage de mons r de La Huguerie,si non qu'il tenoit mons r de Clervan pour un homme de bien etqui ä son eseient ne feroit jamais mal, mais qu'il estoit credule,uti omnes plerumque boni. u ) Nous verrons ce qu'il aportera; maisquoy qu'il aporte, nous serons toujours semblables ä nous-mesmeset ferons pour les eglises ce que nous pourrons et plus que nepourrons, dieu aydant, auquel, monsieur, apres mes humbles recom-mendation ä voz bonnes gräces, vous recommende, priant qu'ilveuille avoir pitie de vostre estat et vous conserver contre lesembusches et machinations de voz ennemys.

De Frankenthal, ce 6 de septembre 1582.Tuus P. Beutterich.

J'ay este interrompu pour le moing six foys escrivaut lapresente. Vous m'excuserez donques. Saluta amicos.

Monsieur! Depuis mes lettres escrittes nous avons calculeles jours et trouve qu'il m'est impossible ponr la multitude d'affaires qui sont encores ä desmesler icy et pour eviter soupconet Jalousie d'aller de ville en ville ; partant a resolu monseigr dem'envoyer seulement ä Basle, je seray dieu aydant le 27. dece moy au plus tard. II est du tout necessaire que messeigneurs*)m'envoyent memoyres solides de ce que j'auray ä proposer poureux, affin qu'ils en recoivent le fruit desire. Car c'est pour leurregard seulement que j' entreprends ce voyage, auquel je leurdesire servir. En tout övenement prendray-je creanse et pouvoiraux villes de la religion pour m'en servir vestro nomine, si opussit. Sur tout que je trouve des memoires amples ä mon arrivee äMontbeliardt, qui sera le 25. ou 26. de ce moy. Advisez ce qu'ilsemble que monseig r puisse [!] pour vous; il employera son creditpar tout et son authorit^. Interest enim ecclesiis rempublicamvestram conservari sanctam rectam. Vale itefum.

Monsr de La Huguerye salutat te plurimum. Scito esse eumvirum bonum et sagacem."

Genf. Arch. Portef. bist. 2002. Eigh.

*) Am Rand:Dico Genevenses."