Druckschrift 
1 (1882) 1576 - 1582
Entstehung
Seite
535
Einzelbild herunterladen
 

402. 1582 535

ville, ne me souciant d'offencer ni grands ni petits, moyenant que 0. Sept.je puisse servir au publique. Ceste journwe de Baden sera lepremier coup de partie, auquel si vos gens n'advisent ä bonescient, ce sera le commaucement de leur ruine. Soit que les 12ou les 7 cantons 8 ) jugent, je ne remarque gueres jjour vostreadvantage. La corruption active et passive est trop grande partout. Estant par delä je presseray l'affaire de nostre corres-pondance, de laquelle avons traite. Croyez-moy que messieurs lesSuisses ont perdu beaucoup de leur lustre parmi les nations estran-geres, ayants oste l'opinion qu'on avoit, que le reste de magnaniraiteancienne estoit löge en Suisse. II n'y a rien plus dangereux ä tousestats que de perdre la creance publique, laquelle manquant leeorps se dissout peu ä peu. De his iam satis.

Vous scavez ce que Segur estoit alle faire ä Paris, mettre enavant une guerre contre Espagne que le roy de Navarre vouloitfaire, et y employer nos colonels. II n'a rien fait. Mons r deClervan doit renouer cela, mais il y fera ä mon jugemeut autantque l'autre, si ce n'est que le roy luy pourra donner plus d'es-p6rance pour quelque commodite' qu'il en pourroit recevoir. Jene voy point de moyen que le roy y conseute, et quand il y con-sentiroit, je ne voy poiut que le roy de Navarre soit bastant ä cefait, non pas quand il auroit la faveur du roy, qui ne pourratendre les mains et la bourse aux deux costez. 9 ) Ainsi soubz cestevaine esperance ont este rendues les villes, a este si bien executedu coste de ceux de la religion la paix, a fait le roy de Navarrece qu'il a peu pour le roy, et ne sera rien du tout. Fit deindemutatio Status, quod causam publicam attinet, et nous innovera-onles vieux traitez, a conservatione solida ecclesiarum, ad inanem his-panici belli apparatum, et consumetur bic, si quid est corrasurapecuniarum. La Huguerye est icy, qui attend aussi mons r de Cler-van. Car monseig r ne veut resoudre qu'il u'aye ouy les deux.Vous scavez qu'ils sont en picques. C'est qu'ils ne s'eutendeut pasbien l'un l'autre. Et novi utrumque intus et in cute, tousdeux gens de bien, ayants bon but, auquel ils teudent par diversesvoyes. *) L'un regarde aux paroles des grans, aux promesses, pro-testations des grans, aux apparances et discours de cour; l'autreremarque les actions passöes, les effets de tant de promesses, deserments, de capitulations et penetre bien avant le masque de cour.J'ay veu que pour mesme occasion mons r de La Noue estoit en-nemy mortel du dit Huguerie. J'ay veu aussi qu' il a recogneu

*) Am Rand:D. Hembizius te impense salutat."