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Les Voíx de Paris : essai d'une histoire littéraire et musicale des cris populaires de la capitale depuis le moyen âge jusqu'à nos jours ; précédé de considérations sur l'origine et le caractère du cri en général ; Et suivi de Les cris de Paris ; grande symphonie humoristique vocale et instrumentale ; [Partitur]
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LES CRIS DE PARIS*

1A5

Pauvres plus humbles que Lazare,

Pauvres ayant page et valets,

Pauvres disant le chapelet,

Pauvres chantant sur la guitare.

O Dona Flor, fleur de la cour,

Donnez.au mendiant damour I,

LE' DORMEUR ÉVEILLÉ:

Fleur de beauté, songe à ton tour,

Que je suis mendiant damour !

UNE VOIX.

2* Couplet.

Par la fol sainte qui console*

Par lamour qui rêve à: lécart,,

Pieuses mains, rien quune obole 1Beaux yeux voilés-, rien quun regard !

Lobole, Dona Flor, la donne,

Prodigue aux bien-aimés des cieuxqMais dun regard de ses beaux yeux,

Dona Flor ne fait pas laumône;

0 Dona Flor, fleur de la cour,.

Donnez au mendiant damour !

LE DORMEUR ÉVEILLÉ.

Fleur de beauté, songe à ion tour,

Que je suis mendiant damour!

(Pendant le second couplet, nouvelles études.sur la flûte, sur la,violon et sur lecornet à pistons.)

LE DORMEUR ÉVEILLÉ.

Résignons-nous ; il* le faut bien.

Paris a tué le silence.

Viens à mon aide, ô patience !'

Car le : dépit ne sert à rien.

UNE VOIX.

3 e Couplet.

Hier pourtant, vint avec lombreUn suppliant timide et doux.

Près du mur,, dans son manteau sombre,Il inclina les deux genoux.

Dona Flor tenait une rose,

Duègne, une obole. La voici.

La rose à' terre tombe aussi.

Cétait méprise, je suppose.

Mais sous le balcon jusquau jourVeillait un mendiant damour I

LE DORMEUR ÉVEILLÉ.

j Fleur de beauté, songe à ton tour

j Que je suis mendiant damour !'

!

1 (On entend la musique dun régiment de cavalerie.)

TROISIÈME PARTIE.

LE SOIR.

(On entend les tambours battre la retraite.)

<

LE PROMENEUR SOLITAIRE.

Nuit sombre,

Ton ombre

A ses clartés comme le jour ;

Ta brumeRallume

Létoile au ciel, au cœur lamour.

Avec la nuit, souvre une porte close,

Un rideau sécarte sans bruit.

Avec la nuit, doux et riant complice,

Le même songe à deux chevets se glisse ;Lamant quon aime, aime la nuit.

Nuit sombre,

Ton ombre

Trompe le regard des jaloux,

Et prêteDiscrète

Son doux mystère aux rendez-vous.

Avec la nuit, dort la duègne morose ;