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LES CRIS DE PARIS.
CR1EURS DE JOURNAUX.
Demandez le Journal du soir,
Le Moniteur, l 'Estafette,
La Democrati', la Gazette,
La chambre et la séanc’ complète,
Ça vient de paraître, il faut voir !
Le Messager, la Patrie !
Les nouvelles de l’Algérie,
La révolution de Milan.
V’ià VAssemblé’ nationale!
Vienne et l’armée impériale,
La Croatie et le Ban !
(A la porte d'un théâtre.)
Allons, monsieur, allons, madame,
Pour dix centimes le programme,
Un sou d’moins qu’à l’intérieur !
Demandez l 'Écho, VAvant-scène,
Le Succès et sa page pleineDes costumes de chaque acteur!
MARCHAND DE (CONTRE-MARQUES) BILLETS.
Allons, messieurs, qui veut une place;
Une stalle avec son numéro,
Premièr’ galerie ou log’ de face,
Bien meilleur marché qu’au bureau.
UN GAMIN.
Ma contrcmarq’ cinquant’ centimes !
Bourgeois, c’est un drame qp peu beau.
Reste encore à commettr’ trois crimes !
On n’en est qu’au douzièm’ tableau.
(Dans la salle de l’Opéra.)
CHOEUR DE MASQUES.
Valse.
Accourez, enfants des nuits folles !
L’Opéra s’illumine et vous donne le bal.
Formez le chœur autour des joyeuses idoles.
Vive la Vénus libre et le dieu Carnaval !
Accourez, beaux masques,
Figures fantasques !
Venez par bourrasquesComme l’ouragan !
Qu’on se jette en foule,
Qu’on tombe et qu’on roule,
Que le plafond crouleAu dernier cancan !
Lutins des quadrilles,
Couleuvres gentilles,
Corps de jeunes lilles,
Ames de démons,
Selon vos usagesRompez vos corsages .
Et damnez les sages;
Car nous vous aimons !
(L’orchestre joue une polka carnavalesque, puis on entend au loin une fanfarede trompes.)
CHOEUR DES SONGES.
Tout s’est éteint, lumière et bruit ;
Tout est repos, tout est mystère.
A Dieu le ciel'! à nous la terre !
Songes légers, voici la nuit !
Édouard THIERRY.