MÉTAUX
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On remplit d'abord le haut fourneau de combustible et onenvoie l'air de façon à le brûler et à écliaulfer le haut four-neau. Ceci ne se fait qu'au début de sa mise en marche, carensuite il doit servir très longtemps sans être éteint.
Quand il est suffisamment chaud, on verse alternative-ment le charbon et le minerai mélangé de castine ou d'er-bue. Le charbon donne de l'oxyde de carbone qui réduit lefer de l'oxyde.
Fe 2 0 3 + 3CO = 3 GO 2 + Fe 2
Mais le fer se combine partiellement au carbone et il serassemble dans le creuset de la fonte liquide surmontéed'une couche de silicates fondus ou laitier.
Les gaz qui sortent des hauts fourneaux sont chargésd'oxyde de carbone et combustibles ; on les utilise souventactuellement.
Quand une quantité suffisante de fonte est rassemblée enC, on fait écouler d'abord le laitier puis la fonte qui estenvoyée dans des moules en sable à ciel ouvert; la fonte s'ysolidifie en formant des gueuses.
La fonte ainsi obtenue renferme de 2 à S °/ 0 de carbone,un peu de soufre, de silicium, de phosphore et souvent dumanganèse.
Cette fonte est utilisée directement pour fondre des■objets ou indirectement pour fabriquer le fer et l'acier.Dans le premier cas elle est fondue dans des appareilsappelés cubilots et versée dans des moules en sable.
c) Puddlage du fer. — La fonte est portée sur la sole d'unfour à puddler S, et chauffée sur cette sole par un foyer Fqui envoie ses flammes sur la fonte.
Celle-ci en présence de l'air en excès à haute tempéra-ture se décarbure et ainsi se transforme en fer.
La fonte, remuée par des ringards en fer que l'on passepar une porte P, est d'abord lluide, puis s'épaissit ; et quandl'opération est terminée, on rassemble le fer en une massespongieuse contenant des scories et portée à haute tempé-rature. Cette masse est soumise au corroyage que lui fait