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Description historique et chronologique des monumens de sculpture, réunis au Musée des monumens français
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M ONUIIEN'S

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Honneur au gouverneinent cpii se fait uue ^tude d'acquit-ter la nation envers ses ancieus hienfaiteurs, qui ne redontepoint Jes Jumieres que repandit leur g^uie , qui 11a pointdinieret ä dlouffer leur souvenir ! Honneur aux cliefs dunenation guerriere, qui ne craignent point dtivoquer lombrede Turenne! La grandeur de tout iidros est ältesten par lagrandeur des heros qu'il a surpassds; il rehausse sa propregloire , en faisanl briller de tont son ec,lat celle des plusgrands hommes, saus craindre detre effacd par eux.

Turenne vdcut dans un temps le.prejugd placait desdistinctions imaginaires au-dessus des Services les plus signa-Ies. II sut faire dispavaitve ldclnt de son rang par celui deses victoires, et l'on ne vit plus en lui que le grand hornme.La France , lIlalie , lAllemagne retenlirent de ses seulstriomphes, et ce nest qüä ses vertns quil dut, apves sa mort,cet eioge si sublime dans la bouclie dun nval gendreux ,grand hornme lui-meme, de Monlecuoulh : 11 estinort unkomme qnifaisa't honneur ä lkomme.

.Te ne rdpdterai point ce que l'hisloire apprit ä chac.tm de11011s des son enfance, les actions de Turenne, les details desa vie mililaire , ni les details plus interessans peut-etreen-core de sa vie privde : il est des hommes dont leioge doitse rdduire ä prononcer leur nom, Le 110m des heros est coiti mele foyer qui rdunit en 1111 seid point toutes les circonstancesde leur vie; il impritneaux sens une comoiotiou plus forte,ä lenlhousiasme un elau plus rapide, au cceur un amourplustouchant pour la vertu, que le rdcit meine des faits qui leurmerilerent la palme Immortelle.

Eli! quel titre plus glorieux pourrais-je unir au titre depere que les soldats decernerent ä Turenne pendant. sa vie?Quel trait pourrais-je ajouler a celui de ces meines soldatsapres sa mort, en voyaut lembarras eile laissait les cliefsde larmde sur le parti ä prendre? Ldchcz la pie , dirent-ils,eile nous coiduzra. Que mettrais-je :i cote des paroles deSaiut-Hilaire? Le meine bouiet qui renverse Turenne,empörte un bras ; son fils jette un cri de douleur : Ce n'estpas moi monßls, qu'ilfaut pleurer, dit Saint-Hilaire, c'estce grand hornme !

Turenne est aux plaiues de Saltzbarh , cornmandanl ä d^sFrancais ; sür de ses disposiliotis, sür de la victoire , il estfrappd ; Turenne est mort. La confiance et lespoir out dis-paru , la France est en deuil, 1entiemi shouore lui-memeeil pleurant ce grand hornme.

«Les Allemands , pendant plusieurs anndes , laisseren ten Eiche leudroit il ful lud, et les liabilans le inontraient