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Description historique et chronologique des monumens de sculpture, réunis au Musée des monumens français
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DU 1) X X-H UITIEME SIJECLE. 2J1

distingue ordinairement l'dcole francaise. Enfin , 6 merveille !Ie tableau quil expose est un des plus benux qui ait parudepuis Poussin et Lesueur. Ce tableau, maintenant exposddans le Musäum de lecole francaise ä Versailles , y lient lepremier rang. Son triomphe fut grand et Tut jnste : Dronaislut couronnd, et povtd dans les rues de Paris par ses cama-rades : hommage quils se sont fait un lionnenr de rendre ason rare mdrite. Taut de talens , taut de succ.es ne 1 ui don-nerent point dorgueil; il sut conserver sa douce modeslie auluilieu de sa gloire, et ne songea plus quä perlectionner unart pour lequel la fiature lavait formd. Rome fappelle; lejour est pris pour le depart; jour de lete pour lui, de dou-leur pour sa tendre mere , qui se voyait sdparde de ce qui luirestait de plus eher : presseutimerit funeste , pourquoi dd-cliiriez-vous cetle ame malernelle ! Drouais, au milieu deses amis quil avait reunis, goutait ä la fois loutes les fdlici-tds : minuit sonne , il se derobe aux pleurs de lamitid, etmarche vers la porte du Peuple. 1 * 3 Arrive ä Rome , il em-brasse dun coup dceii la maniere de faire des grands mai-tres; il y puisse eette vigueur male et dnergique qui carac-tdrise la puissauce dun vrai talent, et bientot il envoie ä samere le tableau de Marius ä Miulurne , quil sut peindreavec laut de force et de caractere , quil lrappa et dtonnatous les regards. Un Philoctete fut son dernier ouvrage. En-fin, epuisd par un travail opiniälre, 1 il meurt dune fievreardente , agd de pres de 25 ans, le i3 fdvrier 1788, em-porlant avec lui les tendresses dune mere iticonsolable , lesregrets de ses amis, et iadmiration de ses rivaux , qui luidrigerent un monumenl dans leglise de Sainte-Marie, in vialata, ä Rome.

IN 0 495.

Monument enge ä Jean-Baptiste Britard, dit Brizard,comedien du Theatre-Francais, mort ä Orleans Tan se-cond de la liberte.

Britard aimaitson art; il le cultiva avec beaucoup de suc-ces. Il fut bon ami, hon pere ; dlecteur de cette ville , ilsoutint avec chaleur les iuterets de la chose publique. Son

1 La porte du Peuple est celle par laquelle on entre ä Rome en

arrivant de France.

3 II avait de la graoe dans IVsprit. Un jour il r^pondit au citoyenPercier 3 dont on admire les talens, et son ami^ qui lui faisait de vifsreproches sur sa trop grande application au travail ; Mon ami s lpidit-ilj un peintre se doit ä la gloire et ä sa maitresse.