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peindre le porlrait. Ce dernier ötait fils de Hubert Drouais,aussi peintre de porlraits, ne ä la Hogue , petite ville deNormandie, en lö’qi), ( inort h Paris 1767) qtii avait apprisson art de Detroy le pere. Henri Drouais mit des crayonsdans les mains de son fils des qu’il lut en elat de fonner untrait, et lui douna lui-meine les premiers Siemens de lapeinture. II s’appercut bientöt des clispositions de son filspour l’art auquel il le desLiuait, et desirant le lancer dansune carriere plus vaste quecelle qu’il avait parcourue, il lephci chez un peintre d’histoire, noinmd Brenet, plus ha-bile a suivre 1111 eleve et ä fonner 1111 talent, qu’ä produirepar lui-meme. Le jeune Drouais fit des progres dtonnans entres-peu de temps, et remporta bientöt des prix en dessins.Voulant marcher rapidement a la gloire , il passait les jourset les nuits au travail. Le desir de voir Rome le fit concourirau graud prix, dont la recompense dtait le pensiontiat pen-dant quatre ans, aux frais du gouvernement. Drouais se pre-sente en 1780, ä ce coucours , qui avait lieu tous les ans,avec cette niodestie qui lui etait ordinaire : il y fut recu.Des ce moxnenl il se renferme dans l'dtude la plus suivie;il force son travail, et fournit son preinier tableau. Quel-ques jours avant l’exposition publique du concours, Drouaisdemande ä voir les productions des aulres concurrens; peusatisfait de son ouvrage , qu’il trouvait au-dessous du mdritesüffisant pour remporter la palme, il rentre dans son ateherle desespoir dans ie coeur, et, s’y livrant tout entier, il de-chire son tableau, et en porte un debris ä David, qm jugeapar ce fragment du merite de la composition , et hu dit :Malheure.ux ! qu avez-vous fait? vous ce'dez le. prix ä unautre. — Fous etes donc content de moi , lui rdpondit le jeunekomme ? — Tres-content. — Eh bien ! j’ai le prix , c est leseul cjue j'ambitionne, celui de l’acade'mie tombera sur unautre a qui il sera peut-etre plus necessaire qua. moi. L'an-nee prochaine j'espere le meriter par un meilleur ouvrage.
( Celle annde il 11’y eut pas de prix.) 1
Drouais se retira de la societd pour se livrer pendanl Fan-nie suivanle ä l’dtude la plus sdrieuse. C’est alors qu’il parutavec eclat. 11 entre de nouveau en lice : le sujet donnd estla Cananeenne, aux pieds du Christ ; il saisit avec vivaciteles mouvemens du sujet, et clierche a Her au style sövereet ä la correction la plus exacte dans le dessin , la grace qui
1 Dpux ans avant ce concours, Drouais etait entre dans l’ecole deDavid ponr se perfectionner ; ecole ejui ne cesse de former des ar-tisies distingu^s, et qui fixera la deuxifeme epoque de la rcstaurationde Tart en France.