el des arts, n’a point souille sa vie par ce traif odieux. Laplus grande partie de la rnagnanirnitd est de pardonner , etla plus grande marque de pusillanimite'■ et de. vilite de coeurcst la vengeance , disait souvent Francois I er .
J)iane, aprds la mort de Louis de Brdzd, son dpoux, sen lira dans sa maisou d’Auet. Cependant sa rdputatiou aug-nienlail; le caractere Tier de celte fern me aimable , la saga-ci 1(5 de son espnt et sur-tout l’art qu’elle possddait pourmanier l p s grandes affaires , sdduisirent Henri II, cjui encfevint amourenx ; eile l'ecouta.
L’on comprend aisdment que la solitude modeste de Dianene pouvait plus convenir ä I’amante de Henri. Ce princechargeä donc Philibert de Lorme de construire un palaisdigne de c.elte qu’ii aimait, et dont il voulait que l’.oii lionorat,les taleus.
L’architecture, et gdneralement les arts dependans du des-siti, av.aieni fait a cetle epoque de grands pas vers la perfec-tion. Francois I I r , qui connaissait [es ressources que les artset les scienc.es amenent dans un gouvernemeut policd,dtaitparventi, par ses soins et par de nombreux encourageniens ,äformer des arlistes habiles; et la France, pour la premiere,fois, vit eclore tons les talens , les Lescot, 1 les Gougeon ,les BuJlant, les Cousin, les Philibert, les Piion : enfiu, Iepiotecteur des arts du seizieme siede, aidd des conseils deLeonard de Vinci, fit disparaitre le gout arabe qui dotninaitdepuis les prernieres croisades, et il re£ut le uom de Res-taurateur des arts et des Sciences.
Tout ce que l'art et la galanterie purent iiiventer , Phili-bert sut l’empbyer ä propos dans son plan; et son gdnie vastenous a laisse un monument precieux dans son enseinble ,riant par sa position , graud par son dessin , el piltoresque,par la varield des mouvemens qu’ii a donnds a son architec-ture. L’illustre Gougeon lut chargd de l'exdcution dessculp-lures, et Jean Cousin des pemlures sur verre. Par-tont outrouve des statues, des bns-reliefs et des chiffres enlaces,exdcutds sous la direction du Plndias francais : beaucoup soutaussi de sa mahn Une vue agrdable entoure ce temple con-sacre a l’Amour. C’est auisi que l’Homere francais s'exprimesur le chateau d’Anet :
1 Pierre Lcscot, abb6 cotmnendataire de l’abbaye de Cluny, etchanoine de JVotre-Daim* de Paris , ^tudia Parchiteclure. Cot artiste ^l’ami particulier de Gougeon , bätit, de con^ert avec lui, la foniainedes Innocens, une partie du Louvre et beauemjp d’autres inonumensaussi prdcieux. J-1 est moi l en 1578 ^..age de 6Ö aiui, . - ' ■