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sins de Philibert de Lorme, orne’s de sculptures de Gou-geon, servant d’entree ä la salle d'introduction , et for-mant l’ensemble de la premiere cour de ce Musee.
L’origine du chäteau d’Auet, situe au bord de l’Eure,est fort ancienne. Une charte, dalde de 1169, nous apprendque Simon d ’Anet, alors seigneur de ce bourg, donna la pa- !roisse de Rouvres, situde ä cinq kilometres en-de<jä, ä l’ab-baye du Bec-llelvin, qu’il avail particulierement affectionnde;et,pr£s du chateau qui existe maintenaut, on voit encoredes vestiges de 1 ’ancienne demeui'e de Simon d’Anet. ;
En 1209 cette possession passa da ns d’autres mains, et ceire fut qu’en i 3 t 8 que Louis , comte d’Dvreux, fils de Phi-lippe III et freie de Philippe le Bel, obtint ce monumentd'Antoiue de Trenete. j
Vers 1640 Charles-le-Meuvais, comte d’Evreux et roi de ,Navarre, possesseur d’Anet, sy retira et fit construire un 1chäteau fortilie de tours : une partie de ce bätiment se voitencore aujourd’hui teile qu’il l’avait fait dlever. Charles V,qui le soupijonna de l’avoir fait empoisonner , fit ddmolirlesfortificntions qui l’entouraient. 1
Charles VII, reconuaissant les Services que lui avait ren-dus Pierre de Brbze en chassaut les Anglais de la Normandieeu 1444, lui donna le chäteau d’Anet et atitres lieux, avecdes redevances. Pierre de Br 6 z 6 fut lue ä la bataille de !Monllhdry en 1465, et Jacques son fils, qui avait dpousd ;Charlotte de France , fille naturelle de Charles VII et d’A-gnes Sorel, souilla cette maison par le meurtre de sa femine,qu il tua la liuit dans un acces de jalousie. 1
Enfin Louis de Brdzd sön fils, apresavoir perdu Catherine de '
Dreux, fille de Jean de Dreux sa premiere femme, dpousa, 1le 29 mars, iötq, la cdlebre Diane de Poitiers , fille de \Jean de Poiliers., seigneur de Saiut-Vaüier. L’histoire rap-porte que ce dernier ayant conspir^ avec le connelable de !Bourbon eontre Francois I er , fut pris ä Lyon et condamnä Iä perdre la lete. Ce jugement lui fit une impression teile,que ses cheveux noirs devinrenl blaues eu moins de douzeheu res. L’amour filial porta Diane aux pieds de Francois I erpour implorer la grace de son pere. Ce prince g&iereux, sd- j
duit par la noblesse et la beautd de cette jeune feinme, ne 1
pul rdsister ei ses sollicitationg. Des derivains ont os 6 direque ce souverain exigea, pour prix de son bienfait, queDiane lui fit le sacrifice de sa virginitd 5 eile pouvait avoir \alors vingt-cinq ans; mais rien 11’est moins prouvd que ce fait,et j’airne ä croire qu’uti noble Chevalier, l’ami des Sciences